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Et ……. une autre banalisation de la pédophilie (partie 3).

On a construit autour de la société québécoise une infrastructure informatique, technologique et télévisuelle qui nous donne parfois l’impression d’être une société moderne et nous fait oublier que nous ne sommes rien de plus qu’un petit village du style Aurore l’enfant martyre, où vivent toujours les pédophiles, mais aussi les tatas qui les protègent, et que la seule différence entre notre société et celle d’il y a 80 ans, c’est le firmware 3.0 du iPhone.

S’il y a une chose que je ne comprend pas dans la société québécoise, c’est bien ce réflexe de ne pas vouloir faire de trouble jusqu’au point où on en arrive à cacher les agressions sexuelles en empêchant les enfants de dénoncer les pédophiles. La blogosphère et les radios de Québec, et moi, nous nous sommes enflammées ces derniers jours par rapport aux propos des Six dans la cité, qui banalisaient les actes pédophiles d’un homme de théâtre québécois. Or ce soir, Radio-Canada en remet. Ils auraient choisi d’adopter une stratégie pédo-hype et qu’on ne ferait pas la différence; 2 fois en 1 semaine, c’est fort.

Cette fois-ci c’est l’abbé Raymond Gravel qui a défendu l’indéfendable. Un homme que j’aime bien a priori, car pour moi toute personne qui a été député du Bloc Québécois ou du Parti Québécois mérite, a priori je dis bien, ma crédibilité. Et puis les propos de Raymond Gravel dans les médias ont toujours été des propos emphatiques envers les victimes, emphatiques envers les drogués, emphatiques avec les homosexuels, alors on ne peut que penser du bien de l’homme. Or on s’aperçoit ce soir que Raymond Gravel n’est pas gentil en tant que tel, il souffre tout simplement d’une pathologie de l’empathie automatique, comme plusieurs autres personnes dans la société québécoise. Ces gens n’aiment tout simplement pas le trouble; ils ne sont pas de gauche comme Marx pouvait être de gauche, parce qu’ils croient à une idéologie de gauche, ils sont de gauche simplement parce qu’ils n’aiment pas la chicane. Ils se portent donc à la défense de toutes les victimes du système, qui qu’elles soient. Ils sont gentils avec l’un, gentil avec l’autre. Ils réussissent même à être gentil avec un pédophile.

Son argumentaire

En gros, Raymond Gravel a dit ce soir à 24 heures en 60 minutes, qu’il ne fallait pas juger les prêtres pédophiles des années 60 avec les valeurs d’aujourd’hui, parce qu’en 1960, c’était plus courant la pédophilie et la négation de la pédophilie. Puis devant l’insistance du débatteur qui était devant lui et qui n’était pas du tout d’accord, il a ajouté qu’il croyait qu’il y avait une motivation monétaire dans les histoires de poursuites de l’église pour harcèlement sexuel. C’est quand même incroyable de réduire les victimes des agressions sexuelles par des prêtres à des profiteurs voulant se faire de l’argent. Il a même dit qu’il était d’accord quand les poursuites visaient à payer des frais de psychologues, mais qu’il ne l’était pas quand les poursuites incluaient des sommes monétaires. Il ne comprend donc rien du système légal, ce qui est assez inquiétant pour quelqu’un qui a été député. Dans les systèmes légaux canadiens ou américains, quand vous induisez des dommages personnels ou matériels à un individu, il a le droit de vous poursuivre pour remboursement de ces dommages. Ces dommages peuvent être psychologiques, physiques, ou matériels, mais à la fin la somme qui compense ces dommage est calculée en argent, pas en séances de thérapie.

Ces cas récents de banalisation de la pédophilie me font réaliser que le Québec est juste un peu moins avancé que ce à quoi je m’attendais.

le TViste, article original

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