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Histoire des casse-croûte au Québec au canal HiSToRiA

Les rois de la patate, dès le jeudi 11 mars à 20 h. L’histoire des casse-croûte au Québec : une histoire qui sent la graisse et le vinaigre!

Dès le jeudi 11 mars à 20 h, HiSToRiA vous plonge dans la petite histoire de la restauration rapide québécoise, avec la série documentaire en trois épisodes Les rois de la patate. Produite par ORBI-XXI, la série redonne ses lettres de noblesse à la fameuse patate frite, ce plat qui a marqué l’histoire populaire d’ici.

Les rois de la patate revisite des phénomènes marquants des cinquante dernières années, de la démocratisation de l’automobile au développement des banlieues-dortoirs, en passant par la progression de l’influence américaine sur nos mœurs.

Sur fond d’archives photographiques et filmiques abondantes, Les rois de la patate met en scène des personnages hors du commun comme Paul Lefebvre, dont la « roulotte à patates » sillonne encore les rues de Saint-Ferréol-les-Neiges, et Dic Potenza, le fondateur du célèbre casse-croûte Dic Ann’s. À ces voix anonymes se joignent celles de l’historienne Hélène-Andrée Bizier, des écrivains Jacques Godbout et Claude Jasmin, du conteur Fred Pellerin, du sociologue de l’alimentation Jean-Pierre Lemasson, du poète-rocker Lucien Francoeur, de Pierre Falardeau et de Normand Laprise, chef restaurateur chez Toqué! Ils nous livrent leurs anecdotes et leurs observations sur cet univers.

Fait à noter : Les rois de la patate compte parmi les dernières apparitions télévisées de trois personnalités aujourd’hui décédées : l’animateur et homme d’affaires Marcel Béliveau, le cinéaste Pierre Falardeau et l’anthropologue Bernard Arcand.

Des voitures à frites à la patate du coin – Jeudi 11 mars à 20 h

« La nourriture de rue a toujours existé. Elle s’est développée dans les milieux urbains, surtout à la fin du 19e siècle », souligne Jean-Pierre Lemasson, sociologue de l’alimentation. Ce premier épisode nous ramène aux origines de ce mets express, de même qu’aux premières voitures à patates qui ont sillonné les villes et villages du Québec, de l’après-guerre à aujourd’hui. Le conteur Fred Pellerin aime évoquer la présence, dans chaque village d’antan, du casse-croûte de quartier.

La patate, ce tubercule destiné aux pauvres lorsqu’ils n’avaient rien d’autre à manger, doit sa « transformation » aux Belges ou aux Français qui ont eu l’idée de la faire cuire dans l’huile. Le Québec ouvrier s’est approprié cette « patate » qui, bien qu’elle fût bon marché, lui apportait un sentiment de réconfort… et bien plus! « C’était la seule chose qu’on pouvait se payer à peu près : un hot-dog, une patate et un coke. Et c’était le bonheur absolu », souligne l’anthropologue Bernard Arcand. Même Jean Chrétien, alors premier ministre du Canada, arrêtait sa limousine devant la roulotte de Beauparlant, une institution à Shawinigan, pour prendre son casseau de patates frites!

Des frites et des hommes – Jeudi 18 mars à 20 h

L’époque d’après-guerre transformera radicalement l’industrie de la patate frite. Les réglementations municipales et l’augmentation du parc automobile auront certes raison des camions à patates. Or, la patate ne s’avoue pas battue et connaît un regain de vie avec l’apparition des snack-bars. Désormais, c’est le client qui se rend à la frite et non pas la frite qui se rend aux clients, merci à la voiture! « Si t’avais pas d’argent pour te payer une maison de campagne, l’automobile te permettait de fuir la ville », nous dit Lucien Francoeur. Ce dernier profitait justement de ses « chums » qui possédaient des autos pour aller manger chez Julep ou Dic Ann’s, un établissement très populaire fondé par des immigrants italiens.

Le Québec contre-attaque – Jeudi 25 mars à 20 h

L’invasion du prêt-à-manger à l’américaine, amorcée au début des années 60, aura-t-elle raison de notre fast-food d’ici? Malgré tous les McDo, A&W et Burger King qui pullulent, quelques irréductibles résistent encore et toujours. Par exemple Chien-chaud Victoire, un lieu de prédilection pour MC Gilles : « J’aime ces places-là (…) Ça sent notre jeunesse. La restauration rapide n’a pas cette odeur-là ». L’authenticité, voilà le petit plus que les petits snack-bars possèdent! Or, un second danger rôde : la hantise du gras et de l’obésité véhiculée par les ayatollahs de la malbouffe…

Cet épisode revisite aussi cette guerre passionnée au sujet de l’origine de la poutine! Plusieurs régions se targuent d’avoir inventé ce mets bien de chez nous. Or, la rivalité entre Warwick et Drummondville se suit comme une saga. Justement, vous verrez que les Warwickois et les Drummondivillois ne font aucune concession dans cet affrontement épique!

Un « combo » en trois épisodes à ne pas manquer : la série Les rois de la patate, dès le jeudi 11 mars 20 h sur HiSToRiA, en rediffusion les dimanches 18 h et les lundis 22 h.

Le patrimoine, ce n’est pas seulement les vieilles pierres. C’est aussi un ensemble de repères qui font surgir les émotions. Il y a les croix de chemin… et les roulottes à patates frites! (Jean Provencher, historien)

Production : ORBI-XXI

Producteur : Jacques W. Lina

Réalisateur : Bernard Lafrenière

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Jean-François Cloutier

Je suis le fondateur de TVQC.com. Vous êtes passionnés de séries télévisées et vous trouvez que les médias de masse traditionnels font piètre figure à ce niveau? Soyez sans crainte, nous aussi!