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Amour, haine et propagande: Quand le nombril en laisse passer une!

Quelques semaines après CBC, Radio-Canada nous offre à compter de cette semaine une série documentaire Amour, haine et propagande, sur la propagande pendant la Seconde Guerre Mondiale.

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Ce dernier projet bilingue ne passera peut-être pas à l’histoire comme production mais force est d’admettre qu’il constitue quelque chose de rare: une production canadienne sur un sujet international.

On pourrait penser que, coincés dans des quotas de production locale, les producteurs canadiens (anglophones comme francophones) finissent pas se « tanner » des émissions « miroir » faites au Canada par des Canadiens pour des Canadiens. Bien non. Toutes les raisons sont bonnes pour perpétuer des habitudes bien ancrées depuis 35 ans: manque de budget, subventions réservées à des sujets locaux, manque d’intérêt de l’auditoire, protectionnisme de la part du milieu de la télévision (surtout au Québec), etc. Seules les émissions de voyages, de même que certains documentaires, échappent à ce nombrilisme en HD.

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Lorsqu’un réseau achète une émission étrangère, surtout américaine, les Marc Cassivi de ce monde ne manquent jamais d’encre pour dénoncer cette « invasion » de nos ondes. Mais ces mêmes protectionnistes, étrangement, n’ont jamais l’idée de suggérer qu’au lieu d’acheter à France 2, à la BBC ou à PBS des tonnes de documentaires scientifiques, historiques, etc, on utilise les talents d’ici pour parler de l’histoire des dinosaures, de Napoléon ou de la migration des oies? Belle façon de diversifier l’offre, créer du matériel exportable tout en répondant aux exigences du CanCon!

Ah pis oubliez ça. Il faudra les faire en anglais, crime suprême, et en plus ça ne « parlera pas de Nous », on ne se « reconnaîtra pas à l’écran ».

On retourne à La Poule aux Oeufs d’Or…

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derteilzeitberliner

Né au Saguenay il y a bientôt 27 ans, j’ai toujours eu la “tête ailleurs”. À 5 ans, j’avais déjà les deux yeux sur le globe terrestre. À l’époque, parce que j’aimais ça, je passais beaucoup de temps chez mes grands-parents maternels et c’est avec mon grand-père que j’ai commencé à lire les journaux et regarder les bulletins de nouvelles.