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Spécial rétro : The Shield

S’il y’a bien une chose étonnante lorsqu’un lecteur arrive sur la page d’accueil de TVQC, c’est à quel point les articles présents portent beaucoup sur les séries récentes et peu sur les anciennes.

Article réalisé par Jeff et Medicated.

Les lignes suivantes révèlent des moments importants de l’histoire.

The Shield. Ou le dicton « la fin justifie les moyens ». Car s’il existe une expression au monde qui puisse caractériser cette série, c’est bien celle-ci. Victor Mackey (Michael Chiklis) est un menteur, un voleur, un contrôleur, un manipulateur et même un meurtrier. Cependant, aussi étonnant que cela puisse paraître, la majorité des actions de ce ripou ont pour objectif quelque chose bien. Par exemple, laisser un vendeur de drogue vendre des stupéfiants sur le coin d’une rue dans l’optique de coincer un mec vendant de l’héroïne à des enfants de dix ans. Ou encore, laisser des putes exercer leur métier de prostituées dans le but de capturer un violeur. Les actes de Vic sont assurément mal en soi, mais ont toujours comme but quelque chose de bien.

The Shield s’adresse aux gens qui aiment les séries décadentes et trashs portants sur des sujets comme le sexe, la drogue, la violence, l’argent et où les protagonistes s’expriment vulgairement. Par exemple, dans un épisode quelconque, Vic et sa bande doivent procéder à l’arrestation d’une prostituée. En se rendant à son domicile, ils constatent que le véhicule est stationné devant la résidence et que plusieurs lumières sont allumées à l’intérieur. Ce n’est qu’après avoir cogné pendant plusieurs minutes sur les portes et fenêtres de la maison que la femme vint finalement leur ouvrir. La discussion entre les différents personnages se déroule ainsi :

Mackey : « Mais pourquoi prenais-tu tout ce temps à nous répondre au juste? Tu penses qu’on a toute la journée à perdre avec des salopes comme toi? »

Prostituée : « Ho, tu me pardonneras gros lard si je t’ai paru comme étant lente, mais j’avais une bite dans l’cul à ce moment-là et je ne pouvais guère faire mieux. »

Cette scène jouissive et très représentative de The Shield, n’est qu’un tout petit passage des multiples autres extraits dont regorge la série. Les personnages s’envoient littéralement chier sur la place publique, et ce, sous le regard attentif de leurs collègues. La jalousie, la rancune et la vengeance sont également au rendez-vous au Bercail (nom donné au poste de police où se déroule la gestion des opérations). D’autres thèmes chauds comme l’homosexualité, les maladies, les bris de couple et la garde partagée d’enfants viennent eux aussi pimenter l’intrigue.

httpvh://www.youtube.com/watch?v=DOHXl8GMdrc

Pour le plus grand bien du spectateur, la série prend différents tournants au fil des épisodes. Plusieurs histoires de trahisons rentrent en ligne de compte. Ceux qui sont amis de Vic une journée peuvent très rapidement devenir ses ennemis le lendemain. Et vice-versa. C’est le cas entre autres de David Aceveda (Benito Martinez), charismatique chef de police et politicien qui a réponse a tout. Il essaiera de faire chuter Vic à plusieurs reprises au cours de la série, sans jamais vraiment réussir à y parvenir. Car ne détrônes pas Vic qui veut! Son intelligence et sa faculté à déjouer les plans mesquins se déroulant derrière son dos feront de lui le vrai chef du clan. Mais, malgré toutes les dissensions qu’il y’aura entre David et lui, les deux hommes devront assez souvent s’unir ensemble pour faire face à des difficultés communes. Théoriquement, Vic n’est pas le commandant en chef du Bercail, mais il finit toujours pas convaincre ses supérieurs et ses collègues du bien-fondé d’une opération. De ce fait, à chaque fois qu’il se voit attribuer un dossier important, le taux de criminalité chute dans la région desservie par l’équipe.

Les seuls moments un peu plus ennuyeux sont ceux ayant lieu dans les salles d’interrogations. Mais, grâce à la grande intelligence analytique et synthétique de Dutch, ces moments paraîtront comme étant agréables. En effet, le détective Dutch Wagenbach (Jay Karnes) est doué d’une capacité extraordinaire pour analyser dans les moindres détails les faits et gestes des différents sociopathes et pédophiles qu’il interroge : si l’un d’entre eux livre un témoignage contradictoire, paraît trop calme dans des situations de meurtres (réaction typique du psychopathe) ou présente plusieurs éléments à tout le moins douteux, alors il passera dans le collimateur de Dutch!

Voici une séance d’écriture avec les scénaristes de l’émission, tirée du documentaire « Hollywood, le règne des séries » créé par Olivier Joyard et Loïc Prigent.

httpvh://www.youtube.com/watch?v=gatHAU0YTo4

D’autres personnages/acteurs de renoms ont également le mérite d’être présentés. C’est le cas par exemple de Claudette Wyms (interprétée par nulle autre que CCH Pounder), femme noire dans la cinquantaine qui commencera en tant que simple inspecteur de police pour finalement aboutir au poste de commandant en chef du Bercail. Claudette est fort probablement la personne qui aura été la plus droite et honnête dans la série. L’inspecteur Shane Vendrell (Walton Goggins) aura quant à lui été le bras droit de Vic pendant plusieurs saisons, et ce, jusqu’à ce qu’il commette un geste irréparable. Les prestations de Shane sont d’une qualité intrinsèque et sa présence augmente radicalement la tension au sein du clan. Le lieutenant Jon Kavanaugh (Forest Whitaker) jouera quant à lui un rôle important pendant deux saisons. Il amène la série à son paroxysme lorsqu’il passe à deux doigts d’anéantir Vic. La capitaine Monica Rawling (interprétée par Glenn Close) n’aura été de passage qu’une seule saison.

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