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Un demi-siècle de calendriers de Noël

La version télévisée d’une tradition de Noël célèbre ses 50 ans. Trois ans après la radio, le 27 novembre 1960, Sveriges Television transportait sur les écrans le conte de Noël pour enfants en 24 épisodes, ce calendrier de l’Avent sans chocolat.

À l’époque, la télévision suédoise ne diffusait pas les mercredis – d’où le début anticipé de quelques jours. Et si ceux qui n’avaient pas de télé pouvaient le suivre en simultané à la radio, aujourd’hui c’est sur toutes les plateformes qu’ils peuvent se reprendre. Autrement, le format a peu changé depuis les débuts: une histoire de Noël divisée en 24 épisodes de 15 à 30 minutes.

Autre signe du succès du concept, son exportation – même s’il est « resté dans la famille ». Il y a d’abord eu DR (Danemark) en 1962, YLE (Finlande) en 1963, NRK (Norvège) s’est laissé tenter une première fois en 1970 avant d’y revenir annuellement depuis 1979. Ça demeure aussi un temps fort de l’année télévisuelle en Islande et dans les régions autonomes du Danemark. À leur arrivée dans les années 80 et 90, les diffuseurs privées ont même relancé le genre avec des versions s’adressant à un public plus vieux.

Ainsi récupérée par les voisins de la Suède, la tradition a gagné le coeur de millions de Scandinaves au point où c’est un phénomène culturel qui va au-delà de l’enfance. À la demande générale, certaines versions ont été rediffusées à quelques reprises et, vous le devinerez, les « Julkalendrar » ont eu leur lot de produits dérivés tout en lançant la carrière de nombreux comédiens et scénaristes.

Seul l’avenir nous dira combien d’années il reste à ce « comfort food » télévisuel, mais si les Scandinaves y tiennent autant qu’à « From all of us to all of you » ou à « Dinner for One », ce n’est pas fini!

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derteilzeitberliner

Né au Saguenay il y a bientôt 27 ans, j’ai toujours eu la “tête ailleurs”. À 5 ans, j’avais déjà les deux yeux sur le globe terrestre. À l’époque, parce que j’aimais ça, je passais beaucoup de temps chez mes grands-parents maternels et c’est avec mon grand-père que j’ai commencé à lire les journaux et regarder les bulletins de nouvelles.