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40 ans de carrière pour Claes Elfsberg

Le 21 décembre 1970, la rédaction du journal Rapport accueillait un jeune stagiaire, un étudiant en journalisme du nom de Claes Elfsberg. Quarante ans plus tard, à 62 ans, il est toujours là, comme présentateur des éditions de 18:00 et 19:30 plusieurs jours par semaine.

À l’époque, la deuxième chaîne publique suédoise avait à peine un an et Rapport n’avait pas encore surpassé son grand frère Aktuellt comme bulletin de nouvelles le plus regardé de Suède. De dire le principal intéressé, dans ce temps-là, il était facile d’obtenir un emploi à la télévision, une carrière peu populaire, et SVT était un repaire de « révolutionnaires et de gauchistes ». Nul doute que le métier a beaucoup changé depuis son arrivée à la Tv-Hus de Stockholm.

Sitôt embauché de façon permanente, le stagiaire est devenu officiellement reporter sur le terrain avant de rentrer bien au chaud comme présentateur, avec une brève pause comme ombudsman de SVT au début des années 2000. En plus des différentes éditions de Rapport, on a vu Claus Elfsberg à la barre de soirées électorales, de présentations des Prix Nobel et autres évènements en direct. Bref, comme les autres Bernard Derome, Walter Cronkite et Sir Trevor McDonald de ce monde, Claus Elfsberg est l’homme par qui la nouvelle arrive en Suède.

Claus Elfsberg est d’ailleurs associé à la couverture en direct de la célèbre prise d’otage à la succursale Kreditbanken sur Norrmalmstorg du 23 au 28 août 1973. Un évènement qui ne vous dit peut-être rien, mais qui vous connaissez surement la conséquence: c’est là que le fameux « Syndrome de Stockholm » a été relevé. Lors de ces cinq jours, SVT avait déployé des moyens considérables afin d’être en direct de l’évènement, une première à une période où la télévision suédoise était fière d’être anti-commerciale. Quand ils n’étaient pas en direct de la place via le car de reportages, c’est à l’aide d’un téléphone installé dehors spécialement pour l’occasion que Claus Elfsberg et ses collègues intervenaient dans les nombreuses éditions spéciales de Rapport et Aktuellt.

Comme il doit lui rester entre 3 et 5 ans avant de prendre sa retraite, on espère que nos amis français ne le prendront pas trop en pitié…

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derteilzeitberliner

Né au Saguenay il y a bientôt 27 ans, j’ai toujours eu la “tête ailleurs”. À 5 ans, j’avais déjà les deux yeux sur le globe terrestre. À l’époque, parce que j’aimais ça, je passais beaucoup de temps chez mes grands-parents maternels et c’est avec mon grand-père que j’ai commencé à lire les journaux et regarder les bulletins de nouvelles.