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John Money: La réattribution sexuelle de David Reimer

Voici un épisode de la série documentaire BBC Horizon, une émission qui se concentre sur la science et la philosophie, se nommant Dr. Money And The Boy With No Penis et qui réfute la fameuse théorie des genres qui fait tant parler depuis quelques temps un peu partout en occident.

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Ce documentaire nous présente David Reimer, un Canadien né garçon et en bonne santé ; une circoncision mal faite lui valut l’ablation du pénis et, pensant que c’était le mieux à faire, on pratiqua une réassignation sexuelle à ses 22 mois.

Après un début de socialisation en tant que garçon, on tenta de l’élever désormais en lui imposant une éducation genrée en tant que fille (réassignation cachée jusqu’à ses 15 ans et séances régulières avec le psychologue John Money).

« Je me sentais comme Frankenstein, une création de laboratoire » déclara David à la presse. Dès l’âge de six ans. Money l’inonde ainsi de questions lancées en rafale : As-tu le goût de faire l’amour avec des garçons ? Quelle est la différence entre un garçon et une fille ? Aimes-tu ce que tu as entre les deux jambes ? « C’était comme un lavage de cerveau » avouera plus tard David au journaliste John Colapinto, lequel écrira un livre dévoilant le pot-aux-roses, As Nature Made Him: The Boy who Was Raised as a Girl.

The Tragic Life of Sexually Re-Assigned David Reimer

Avant l’adolescence de David, le psychologue John Money parlait de cette réassignation comme d’une réussite et voulait en faire la preuve que l’identité sexuelle est essentiellement due à l’éducation. Le sexologue Milton Diamond a rapporté plus tard que Reimer ne s’est jamais identifié en tant que femme. Cependant, David Reimer, malgré l’ablation de ses organes génitaux mâles, ne s’est jamais considéré comme une fille ; à quinze ans David, devenu Brenda, voulut reprendre son identité masculine. Par la suite il publia son histoire pour décourager les réassignations sexuelles faisant fi du consentement de la personne concernée. Il se suicida à l’âge de 38 ans après des années de dépression sévère, d’instabilité financière et d’un mariage raté.

Le rapport sur David Reimer et le livre qui l’a suivi ont influencé de nombreux cabinets médicaux et la compréhension actuelle de ce qui détermine l’identité sexuelle. Cette affaire a accéléré la défaveur de la réassignation sexuelle et de la chirurgie dans les cas de bébés XY, mâles sans équivoque mais avec un micropénis, et quand il s’agit de différentes autres malformations congénitales rares ou de la perte du pénis au cours de la première enfance.

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Elle a renforcé au contraire les arguments de ceux qui estiment que les hormones prénatales et de la toute première enfance exercent une forte influence sur la différentiation du cerveau, l’identité de genre et peut-être d’autres conduites dues au dimorphisme sexuel. On hésite maintenant à pratiquer une réassignation sexuelle dans les cas de situations intersexuées dues à une insuffisance sévère de testostérone ou à une insensibilité à ses effets. Pour certaines personnes, il est impossible de savoir à l’avance quelle sera l’identité ou la préférence sexuelle et elles doutent de la capacité des médecins à faire de telles prédictions, elles ne trouvent pas raisonnables d’utiliser la chirurgie génitale réparatrice pour assigner un sexe déterminé à un bébé qui présente un état intersexué ou un défaut de l’appareil génital : il faut attendre que l’individu soit assez âgé pour choisir lui-même.

Les intactivistes, qui s’opposent à la circoncision comme à la réassignation sexuelle qui n’est pas demandée par l’individu lui-même, voient dans l’histoire de David Peter Reimer la démonstration du fait qu’on ne doit pas modifier inutilement les organes sexuels de mineurs non consentants.

Cette affaire a causé un tort considérable à la réputation de John Money. Non seulement sa théorie de la plasticité du genre sexuel a reçu un coup sévère, mais dans son livre Reimer a raconté les séances de thérapie étranges et insupportables qu’il avait subies dans son enfance et il a montré que Money n’avait rien vu ou rien voulu voir alors qu’il était de plus en plus évident que la réassignation de Brenda était un échec. Les partisans de Money ont supposé que certaines des allégations sur les séances de thérapie peuvent avoir été le résultat d’un syndrome des faux souvenirs.

La réputation du Centre Médical Johns Hopkin qui passait pour une institution d’avant-garde pour soigner les individus intersexués et les situations transgenres a été elle aussi profondément atteinte. En définitive, les théories de la malléabilité et de la construction culturelle de l’identité de genre, déjà en déclin chez les spécialistes au cours des années 1990, sont devenues plus difficiles à défendre, et cette affaire a apporté un solide argument factuel en faveur de la thèse selon laquelle, en matière d’identité sexuelle, la nature l’emporte sur l’éducation.

The Gender Equality Paradox: la théorie du genre expulsée de Norvège

La question des fondements scientifiques des études de genre se pose. En 2009, un journaliste norvégien, Harald Eia, y consacre un documentaire, The Gender Equality Paradox.

Son point de départ : comment est-il possible qu’en Norvège, championne des politiques du  » genre « , les infirmières soient des femmes et les ingénieurs des hommes ? Il interroge quatre sommités : le professeur américain Richard Lippa, responsable d’un sondage mondial sur les choix de métiers selon les sexes (réponse : les femmes préfèrent les professions de contacts et de soins), le Norvégien Trond Diseth, qui explore les jouets vers lesquels des nourrissons tendent les mains (réponse : tout ce qui est doux et tactile pour les filles), puis Simon Baron-Cohen, professeur de psychopathologie du développement au Trinity College de Cambridge, et l’Anglaise Anne Campbell, psychologue de l’évolution.

Ces spécialistes répondent que naître homme ou femme implique des différences importantes. Et que leur inspirent les  » études de genre »? Éclats de rire. L’évolution de l’espèce, le bain d’hormones dans lequel se fabrique notre cerveau font du masculin et du féminin des sexes distincts. Tout aussi intelligents, mais pas identiques. Il présente leurs réactions aux amis du « genre ». Qui les accusent d’être des forcenés du biologisme « . Soit. Eia les prie alors d’exposer leurs preuves que le sexe ne serait qu’une construction culturelle… Silence. Après la diffusion de son film, en 2010, le Nordic Gender Institute fut privé de tout financement public

Source: David Reimer, John Money, Le Point

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Jean-François Cloutier

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