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9 Muses of Star Empire vous explique le phénomène musicale K-Pop

Si vous êtes fans de groupes tels que 2NE1, Girl Generation, Brown Eyed Girls ou bien Sistar, c’est que vous êtes fans de musique pop coréenne, communément appelé K-pop (abréviation de Korean pop), ce documentaire nous montre l’arrière-scène et comment l’industrie manufacture des artistes afin de les mener aux plus hauts sommets du vedettariat asiatique et même international.

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Bien-sûr, le chemin est très difficile, les filles ne reçoivent pas de cadeau, mais comme dit le gérant de Star Empire Entertainment, « quand vous serez populaire vous pourrez faire ce que vous voulez, mais d’ici ce temps vous ne connaissez rien, c’est nous qui savons quoi faire et vous devez nous plier à nos ordres et suivre ce que nous vous disons ». Certains vont trouver les scènes de ce véritable «boot camps» très choquante et à la limite de l’exploitation, mais il ne faut pas oublier que si ces filles sont là c’est qu’elles le veulent bien et sont consciente que le chemin ne sera pas facile, le monde des idoles est déjà bien documenté, dont elles savent très bien dans quoi elles s’embarquent.

Le documentaire ci-dessus se nomme Idol et c’est une version écourtée du film 9 Muses of Star Empire diffusé à la BBC. Celui-ci se concentre sur les tout début du « girls group » k-pop 9 Muses et la sortie de leur premier single « No PlayBoy » en 2010, dont vous pouvez regarder le vidéoclip ci-dessous.

Le premier vidéoclip de 9 Muses « No PlayBoy ».

Pour faire partie d’un groupe «d’idole coréenne» les filles doivent y investir tout leur temps, leur cœur et leur passion il n’a rien de laissé au hasard et elles doivent être au studio tous les jours afin de suivre des formations de chant, de danse, de personnalité et comment répondre à des entrevues sans avoir l’air «stupide» et toutes les filles sont suivie par un psychologue.

Cette opération de construction d’un groupe d’idoles nécessite un investissement de plus d’un million de dollars de la part de Star Empire Entertainment et peut prendre entre 3 et 5 ans à aboutir, donc avec tout ce temps et cet argent investi, il est primordial de réussir et que les filles se pointent à toutes les rencontres et les pratique afin qu’elle soit prête pour leur première prestation télévisée et le lancement du nouveau groupe à l’émission M!Countdown, le 12 août 2010.

Après leur première prestation à la télévision, qu’aucun groupe de filles occidentales ne peut même rêver d’atteindre comme perfection, la performance est considérée comme un désastre et elles doivent revoir tout ce qui n’a pas fonctionné, car les critiques ont été acerbes. Il ne faut pas faire l’erreur de croire que le stress est seulement sur les filles du groupe, le stress est partout sur l’équipe qui les entoure. il n’y pas de bon, ni de méchant dans cette histoire, seulement des gens qui travaillent ensemble afin de livrer le meilleur produit possible pour faire monter le groupe.

La toute première prestation de 9 Muses à la télévision coréenne.

Le documentaire tourne autour de la leader originale du groupe Ryu Sera. Le téléspectateur va suivre l’adorable chanteuse alors qu’elle tente avec enthousiasme à encourager les membres du groupe à travailler plus dur et bien que ses efforts soient réalisés avec des résultats foudroyants, elle est quand même blâmée pour le manque de succès de 9 Muses et retiré de sa position. Ce sont des scènes crève-cœur et qui peuvent sembler cruel de notre point de vu occidental, mais comme dans toute chose, rien n’arrive pour rien et il y a des raisons qui mènent à ce type de décision avec tout l’argent et le temps qui est investi dans ce projet, il faut que les résultats arrivent et rapidement. En fait, la gestion d’un groupe de K-Pop ressemble plus à celle d’une équipe de hockey que d’un groupe de musique.

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À un moment une des filles trouve le travail trop difficile et quitte le groupe et dans une scène irréaliste le producteur reçoit un cartable d’un compagnie de placement et il peut choisir la fille qu’il veut pour remplacer celle qui vient de partir. Selon lui, elle doit être belle, séduisante, assez grande, savoir danser et chanter. Nous voyons la nouvelle se fusionner au groupe de filles qu’elle ne connait pas et le projet 9 muses repart de plus belle.

À la fin du documentaire, il est clair que la discipline de 9 Muses a changé le groupe alors que les filles répètent dans les couloirs quelques minutes avant de monter sur scène. Mais à quel prix?

La scène finale brillante se termine par Sera qui chante une ballade dans une salle de répétition. Elle raconte à la caméra, « Cela aurait pu être un très beau documentaire s’il avait été là à nos débuts », en expliquant que leur vie est devenue beaucoup plus rigoureuse après leurs apparitions supposément «désastreuse» à la télévision nationale, mais qui aurait été acclamé à Star Académie. Le documentaire laisse le spectateur avec un une arrière-gout désagréable, se demandant si ces artistes peuvent vraiment être heureuse dans la vie en étant une vedette K-pop, comme Sera l’admet son stress est seulement soulagé quand elle chante, malgré une larme contradictoire glissant sur son visage nous disant contraire. Mais pour ceux qui seront froissés par ses images, qui peut se targuer d’être véritablement heureux de nos jours et de ne pas vivre de moment difficile?

Heureusement, il y a une fin heureuse pour 9 Muses que le documentaire ne montre pas. Le groupe est de retour avec neuf membres, ce qui est bénéfique pour leur homonyme. En outre, leur dernier single, « Wild », a culminé au no 18 de la K-Pop Hot 100 sur le Billboard et le groupe ne fait que continuer a monté dans les palmarès du monde entier pas très loin derrière Girls Generation et 2NE1.

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Groupe manufacturé et art

Beaucoup se demandent si ce type de projet peut être considéré comme de l’art, sinon est-ce éthique de construire et manufacturer un groupe de musique au complet à des fins mercantiles. Je vous dirais que les Coréens et les Japonais ont redéfini le marketing et la construction de groupe et l’ont élevé au niveau de l’art. Tous les décideurs que nous voyons dans le documentaire sont bien sûr des hommes d’affaires, mais ce sont aussi des artistes et des créateurs, ce sont eux qui moulent et construisent le groupe comme si celui-ci était une oeuvre d’art à part entière.

2NE1 est un des groupe k-pop les plus populaire au monde.

Certains dirons que les artistes manufacturés n’ont pas d’âme ou ne sont pas de vrais artistes, pour ma part dans ce documentaire, j’ai vu de vrais artistes, dans danseuses, des chanteuses, des chorégraphes, des compositeurs, des interprètes et tout ce qui fait de la musique une forme d’art. La différence est que tout est fait d’une façon claire nette et précise, c’est un groupe préparé de toute pièce par Star Empire et ils en sont fiers. Je dirais que c’est moins hypocrite que l’industrie de la pop occidentale.

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En Amérique, c’est la même chose ou presque, sauf que nous sommes plus hypocrite et cachons honteusement le côté mercantile de la musique, tandis que ce côté monétaire est connu et documenté dans le monde des idoles coréennes et japonaises et ça ne dérange pas le fans, et ça ne me dérange pas non plus, car le produit final est souvent excellent et de qualité supérieure comparée à ce qui se fait en occident ou le marché est envahie de hip-hop et de rap misogyne et vulgaire ou il n’y a pas un couplet sans les mots fuck money, pussy, weed, hose, whore etc… En gros, ça ne les dérange pas de payer du moment ou que le produit répond aux attentes.

Comme vous pouvez le constater, les filles des groupes k-pop sont beaucoup plus classe, elles sont sexy mais pas vulgaire, elles font des mouvements de danse sensuelle, mais ne twerk pas comme des guenons épileptiques et c’est ce qui va faire la force de ce style musical dans les prochaines années. La k-pop veut redonner ses lettres de noblesses à la musique pop!

9 Muses of Star Empire

9 Muses of Star Empire, un documentaire produit par Chosun Ilbo, qui suit la création d’un groupe coréen (K-Pop) du nom de Nine Muses, est nominé pour obtenir une récompense lors du Festival International du Film Documentaire d’Amsterdam.

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La K-Pop fait miroiter un glamour souvent aseptisé, peuplé de créatures irréelles, presque inhumaines. Durant un an, le réalisateur coréen Hark-Jon Lee s’est immergé dans les coulisses de Star Empire Entertainment – agence coréenne de seconde division – qui s’apprête enfin à lancer son nouveau groupe : 9 Muses.

Dans un tourbillon de répétitions, de chorégraphies, d’enregistrements, de séances photo, de tournages de clips et de plateaux télé, les 9 filles sont soumises à un entraînement quasi militaire : humiliations, séances d’auto-critique, trahisons, conflits d’égo, …

Encore loin du star-system, c’est la laborieuse fabrication d’un groupe parmi tant d’autres – des filles recrutées sur casting, que rien ne relie entre elles si ce n’est leur rêve de lumière et de paillettes. Musique, paroles, coiffures, longueur des mini-jupes … les filles n’ont pas voix au chapitre. Il s’agit de se conformer au plan de Star Empire, et de devenir les 9 Muses, coûte que coûte, dans une recherche déshumanisante de la perfection.

En étant au coeur de l’action en tant que manager, Hark-Joon Lee porte un regard bienveillant, et cherche ce qu’il y a d’humain, trop humain, de nécessairement imparfait dans cette machine pas si bien huilée. Et s’attache à ses personnages, ces 9 Muses tour à tour pestes, poupées de cire, ou baby-dolls blessées dont on tire les fils sans ménagement.

Source: http://www.nautiljon.com/

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Jean-François Cloutier

Je suis le fondateur de TVQC.com. Vous êtes passionnés de séries télévisées et vous trouvez que les médias de masse traditionnels font piètre figure à ce niveau? Soyez sans crainte, nous aussi!

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