Galavant : que du bonheur!




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Galavant : que du bonheur!

Galavant est une nouvelle série de huit épisodes diffusée sur les ondes d’ABC depuis le début janvier.

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En 1256, dans un royaume fictif, le chevalier Galavant (Joshua Sasse) file le parfait amour avec Madalena (Mallory Jansen) jusqu’à ce qu’un jour, le roi Richard (Timothy Omundson) la kidnappe en vue de l’épouser. Le jour du mariage, Galavant compte bien récupérer sa douce moitié, mais celle-ci, plus intéressée par le pouvoir et la richesse décide de marier le roi. Entre-temps, les armées de Richard pillent le royaume de Valence et la princesse héritière, Isabella Maria Lucia Elizabetta (Karen David) vient demander le concours du chevalier, qui n’est plus que l’ombre de lui-même.

Comédie musicale, la force de Galavant se retrouve justement dans ses numéros chantés, qui parodient à souhait les clichés du conte classique, mais sans avoir recours à la vulgarité. Les personnages sont tous attachants et ABC nous offre pour un mois un vrai rayon de soleil cet hiver.

Stéréotypes : oui et non

Après cette tentative ratée de Galavant, rien ne va plus. Dépressif, il prend du poids et boit beaucoup et même son écuyer Sid (Luke Youngblood) ne parvient pas à le sortir de sa torpeur. Un jour, la princesse Isabella vient demander son aide : en échange d’une immense émeraude, elle veut qu’il venge ses parents qui ont été assassinés par les soldats de Richard. Galavant, dont la réputation de chevalier n’est plus à faire, doit se remettre en forme et accepte le défi, d’autant plus qu’il n’a pas tout à fait oublié Madalena, qu’il compte reconquérir. Mais voilà qu’on apprend que les parents de la princesse de Valence n’ont pas été tués et sont plutôt tenus captifs par Richard. Isabella doit en fait attirer Galavant dans un guet-apens orchestré par le souverain. Pendant ce temps à la cour, les choses ne vont pas mieux. Madalena, blasée par son mari, entretient une liaison avec le fou du roi (Ben Presley), tandis que Richard fait tout ce qu’il peut pour la conquérir, y compris en demandant conseil à son amant.

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Galavant possède cette qualité assez peu commune de se moquer des stéréotypes entourant l’époque médiévale (à un moment, une paysanne s’exclame : « I wish you were my cousin so I could marry you! ») tout en nous proposant des protagonistes, tant féminins que masculins, qui n’en sont pas. Lorsqu’on regarde les premières minutes de la série, on imagine le héros bourré de testostérone et le roi comme étant un être égoïste et cruel, mais il n’en est rien. Galavant manque de confiance en lui et sait faire preuve de beaucoup d’humilité. Même chose pour Richard qui est rempli de bonnes intentions, notamment à l’égard des souverains de Valence captifs et de son épouse, mais maladroit et peu loquace, il prend toujours les mauvaises décisions. Du côté des femmes, Madalena et Isabella n’ont rien des « demoiselles en détresse » que l’on rencontre habituellement dans ce genre de récit. La première est une garce de première classe alors que la seconde prend part à toutes les aventures du chevalier.

On ne peut parler de Galavant sans parler de ses chansons à la fois amusantes et pleines de références au genre médiéval. Co-écrites par Alan Menken, ce dernier a notamment composé les mélodies de La Petite Sirène et d’Aladdin de Disney. La première donne le ton avec pour ligne principale : « A fairy tale cliché ». Celles qui suivent en plus d’être entraînantes contiennent juste assez de sous-entendus quelques fois osés pour nous faire sourire. Donc, sans nécessairement rire aux larmes, la série nous divertit à souhait et on en redemande.

7,4 millions de téléspectateurs ont regardé les deux premiers épisodes de Galavant tandis que la semaine suivante, il en restait 4,1. Il faut dire qu’en même temps était diffusée à NBC la soirée des Golden Globes qui a rassemblé environ 18,5 millions de curieux. Quoi qu’il en soit, la série qui se terminera dans deux semaines aura au moins eu le mérite de sortir des sentiers battus, et ce, dans une case horaire cohérente puisque lui succédera ensuite Once Upon a Time.

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Jean-François Chartrand-Delorme

Ayant étudié en cinéma et en communications, depuis longtemps je suis habitué à l'évaluation, à l'analyse et à la critique de films. Au fil des ans, cette passion s'est davantage transférée vers les séries télé. La fiction m'intéresse davantage, mais les séries documentaires me fascinent aussi. Chacun de ces deux genres nous offrent un portrait de la société, son évolution et parfois sa régression. De plus, je me suis rendu compte assez vite qu'outre les séries québécoises et américaines que nous connaissons davantage, plusieurs autres pays dans le monde représentent une compétition sérieuse... au grand plaisir des téléspectateurs. Depuis quelques mois, je me suis mis à écrire des critiques, tout en travaillant dans les médias à temps plein. Ma règle d'or est de ne jamais juger une série par un seul épisode. Dans mon cas, la règle de trois s'applique, question de laisser la chance au coureur. En espérant pouvoir partager avec les lecteurs mes appréciations, découvertes et déceptions du petit écran et surtout échanger avec ceux-ci. Venez me lire!