Furious 7 ou ce trop-plein de raccourcis qui vaut ni plus ni moins le détour…




Accueil » Nouvelles » À la Une » Furious 7 ou ce trop-plein de raccourcis qui vaut ni plus ni moins le détour…

Furious 7 ou ce trop-plein de raccourcis qui vaut ni plus ni moins le détour…

furious7titre

Bouclez votre ceinture et accrochez-vous : la Fast Family est de retour et plus proche que jamais! Leur consanguinité sera malgré tout ébranlée par la survenue de nouveaux obstacles qui se mettront en travers de leur route, et pas n’importe lesquels!

furious701

Un coup d’oeil nostalgique dans le rétroviseur permet de constater à quel point cette saga lucrative roule à la vitesse grand V, étant donné que l’aiguille à films est passée de 0 à 7 en seulement quatorze ans! À la manière de la série de films Saw qui a fait osciller l’aiguille à la même position en seulement six ans, de 2004 à 2010, Furious 7 sait comment offrir du pur divertissement à ses disciples juvéniles (sans oublier au passage ceux éternellement juvéniles!).

Le réalisateur de ce dernier-né de la franchise Fast and Furious est ironiquement celui du premier-né de la franchise Saw. En effet, James Wan (The Conjuring, Insidious) s’est glissé derrière le volant pour mener à terme cette entreprise qui carbure à l’adrénaline (plutôt qu’à l’hémoglobine comme en témoigne ses films d’épouvante!). Il reprend la place occupée depuis quatre films par Justin Lin (le prochain Star Trek en 2016), lequel avait succédé à Rob Cohen (DragonHeart, Alex Cross) et John Singleton (Boyz n the Hood).

furious702

Sur la ligne de départ, la distribution a de quoi faire saliver avec Vin Diesel (Dominic Toretto), Paul Walker (Brian O’Conner), Dwayne Johnson (Hobbs), Michelle Rodriguez (Letty) Jordana Brewster (Mia), Tyrese Gibson (Roman), Ludacris (Tej) et même Elsa Pataky (Elena). Ils reprennent tous leurs rôles respectifs des volets précédents pour notre plus grand plaisir.

Parmi les nouveaux visages, Jason Statham (The Transporter, Crank, The Expendables) est idéal en Deckard Shaw, antagoniste et grand frère d’Owen Shaw (Luke Evans) tué dans Furious 6. Chacune de ses présences est comme la cerise sur le sundae, me rappelant celle de Robert Patrick en T-1000 dans Terminator 2: Judgment Day, et engendre des combats plus grands que nature. Kurt Russell (Escape from New York, Stargate, The Thing) réussit là où Mel Gibson (Mad Max, Braveheart, Lethal Weapon) a échoué dans The Expendables 3, à savoir ressusciter d’entre les has-beens. Quant à Djimon Hounsou (Blood Diamond, Gladiator), le seul nominé aux Oscars faisant partie du générique depuis 2001, il n’est vraiment pas à sa place, contrairement à Tony Jaa (Ong-Bak, The Protector) qui s’en tire bien en tant que bras droit et expert en arts martiaux. Finalement, que dire de Ronda Rousey? Quatre mots : aussi inutile que ridicule.

Notez les caméos de Lucas Black (Sean Boswell) du troisième film, The Fast and the Furious: Tokyo Drift (2006), et de Noel Gugliemi (Hector) du film original, The Fast and the Furious.

furious703

Furious 7 reprend ingrédient par ingrédient ce qui a généré les recettes des six premiers films : la musique rythmée, les chars modifiés, les fesses bombées, les bras musclés et les répliques punchées (« Je vais péter ton doigt en six et te le carrer dans un trou qui ne voit jamais la lumière du jour! »). James Wan évite ainsi tout accident… sauf ceux hors de son contrôle.

Bien entendu, je parle ici du décès de Paul Walker dans un accident de la route avant la fin du tournage, le 30 novembre 2013, alors qu’il était sur le siège passager d’une Porsche Carrera GT. La dernière scène du film lui rend d’ailleurs un très bel et émouvant hommage. La doublure par ses frères Caleb et Cody passent très bien à l’écran, même si ce n’est que pour quelques plans. Les effets CGI sont visibles pour une seule scène (un plan rapproché de Paul), mais ne dérangent pas le moins du monde en raison de sa nécessité.

Impossible de ne pas faire un parallèle entre Paul Walker et James Dean, une autre coqueluche de la gent féminine, décédé dans des circonstances semblables le 30 septembre 1955. Au volant d’une Porsche 550, il venait de finir un film qui dénonçait les courses de voitures, Rebel Without a Cause.

Décidement, la machine n’a pas épuisé ses ressources. Un huitième et un neuvième film sont déjà en chantier. La distribution restera musclée, il n’y a aucun doute là-dessus. Tout sera une question d’originalité de l’écriture scénaristique…

Bref, Furious 7 mérite de monter sur la deuxième marche du podium, devant The Fast and the Furious et derrière Fast Five. L’action va à cent à l’heure et n’arrête jamais au stand pour quelque ravitaillement que ce soit. Il nous laisse donc bouche bée et non sur notre faim.

Verdict : 8 sur 10

Articles connexes
Louis-Philippe Coutu-Nadeau

Louis-Philippe Coutu-Nadeau

Véritable cinéphile, Louis-Philippe Coutu-Nadeau est un scénariste-réalisateur-monteur qui a une cinquantaine de contrats à son actif en tant que vidéaste (mariages, captations d'événement, publicités, vidéoclips). Il s'occupe d'ailleurs de toutes les vidéos du concessionnaire Alix Toyota depuis juin 2013. Il a aussi été pigiste pour trois boîtes de production, soit le Studio Sonogram, VLTV Productions et Ikebana Productions. Sa filmographie personnelle présente pas moins d'une vingtaine de titres dont le film Khaos et la websérie Rendez-vous. Il possède un baccalauréat en études cinématographiques à l'UdeM et un baccalauréat par cumul de certificats à l'UQÀM (en scénarisation cinématographique, en création littéraire et en français écrit). Vous pouvez visionner son expérience contractuelle et son expérience personnelle sur son site officiel : www.lpcn.ca