Le commerce du sexe: un agenda idéologique féministe abolitioniste




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Le commerce du sexe: un agenda idéologique féministe abolitioniste

Hier soir en revenant de travailler j’ai regardé le documentaire d’Ève Lamont, Le commerce du sexe, un film dont le but est de choquer le téléspectateur le plus possible afin de faire la promotion d’un agenda idéologique, social et politique.

Le commerce du sexe

Le commerce du sexe

Donc, pour commencer, vous devez regarder Le commerce du sexe avec précaution et vous devez vous dire de prime abord que celui-ci est un pamphlet qui véhicule une ligne de pensée, c’est-à-dire qu’il n’est pas objectif et que la réalisatrice Ève Lamont n’est pas neutre et elle choisie les scènes afin de faire la promotion de sa vision féministe et abolitionniste, une façon de voir la vie qui est souvent manichéenne et moraliste et qui ne fait non seulement la promotion de l’abolition de la prostitution, mais aussi de toute l’industrie du divertissement adulte sans réfléchir sur l’impact que pourrait avoir un tel événement sur la vie de milliers de personnes.

Dans son pamphlet Le commerce du sexe, Lamont va manipuler les émotions du téléspectateur pour l’amener vers son monde noir et blanc afin d’essayer de «l’éveiller» à travers des scènes choque et des bouts de phrases choisis pour frapper l’imaginaire. Donc, tout au long de votre voyage «sordide» dans le monde de la prostitution selon Ève Lamont vous allez avoir droit à des clips comme «Nous, au centre, on reçoit des filles entre 13 et 14 ans» Rita Acosta du Mouvement contre l’inceste et le viol, «La victime, si elle n’avait pas 300$/soir il la battait» « On a rencontré beaucoup de clients qui nous disent tous la même chose, qu’à Montréal, tu peux te commander une “fille” comme une pizza » Dominic Monchamp (SPVM), vous voyez le topo, tout pour choquer la personne qui ne connais pas ce milieu et qui a déjà des préjugés et qui ont regardé le film à Télé-Québec lundi soir.

Déshumanisation

Le commerce du sexe utilise une technique qui est souvent exploitée dans les documentaires qui parlent de l’industrie du divertissement adulte, cette technique consiste à déshumaniser les intervenants que la réalisatrice veut faire mal paraître en utilisant une novlangue typique à l’idéologie féministe moralisatrice. Donc, dans cette logique biaisée, le client n’est plus un père de famille, un collègue de travail, un frère, un ami, mais bien un «consommateur de femmes», un «prostituteur», un «acheteur de sexe» qui «achète» des femmes avec son argent. Le tenancier de bar de danseuses nues n’est plus un entrepreneur, un patron, mais un «exploiteur de femmes», les employés du bar sont des «complices de l’exploitation des femmes victimes» et ainsi de suite et c’est ça que nous appelons de la déshumanisation, c’est-à-dire que ces hommes et ces femmes sont réduits à leur strict minimum, uniquement à des gens qui travaillent dans un milieu qui n’a pas l’approbation de la réalisatrice, les acteurs de cette industrie représentent le «mal» dans le monde manichéen de Ève Lamont.

Ève Lamont Le commerce du sexe

Ève Lamont

Les travailleuses du sexe (TDS) sont également déshumanisées dans le film Le commerce du sexe, voir même infantilisées dans le processus, mais d’une façon plus discrète alors que les femmes sont plus souvent qu’autrement considérées comme des victimes conscientes ou inconscientes d’un système très complexe, voir trop complexe pour qu’elles puissent comprendre le fonctionnement. En d’autres mots, ces femmes sont trop «niaiseuses» pour comprendre ce qui leur arrive alors que Ève Lamont et les féministes abolitionnistes, elles, le savent. Un peu à la manière des sectes religieuses, elles croient avoir la connaissance que le peuple n’a pas et il est de leur devoir d’éclairer les consciences collectives en répandant la «Grande Vérité», ça vous rappel quelque chose? 😉

Et il est ici tout le problème du documentaire Le commerce du sexe, car en dehors de ce qui est projeté à l’écran, ces gens existent et ont une vie, ces hommes ne sont pas seulement des sordides exploiteurs, clients sans conscience, prostituteur et les femmes ne sont pas seulement des victimes et de la viande à consommer pour les hommes en manque de sexe, tous ces hommes et ces femmes sont des êtres humains avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs vécus, leurs choix et leur VIE! Et si ces personnes ne demandent pas d’aide, ou ne sont pas sous le joug d’un tortionnaire qui les manipule ou les garde captif sous la menace, ce qu’ils vivent c’est leur affaire et non celle des autres.

L’excellente Mercedes Carrera décrit l’hypocrisie du féminisme moderne.

Pour bien vivre dans une société libre et démocratique, il faut comprendre une chose fondamentale, il y a des personnes qui peuvent se sentir bien dans certains milieux qui peuvent vous paraître repoussant, faire des choix de vie qui peuvent nous sembler choquants, même illogiques et vous avez parfaitement le droit d’être choqué et en désaccord, c’est votre droit le plus légitime.

Par contre, en tant qu’adulte et société avancée, il faut être capable de transcender ses émotions et sa vision personnelle pour laisser le libre choix aux autres personnes de vivre leur vie telle qu’ils l’entendent, si cette personne est consciente, éclairée et libre (il n’est pas question ici d’esclave ou d’humain sous l’emprise d’une tierce personne). Sinon les dérives moralistes et puritaines prônées par les mouvements autant de droite que de gauche, autant homme que femme et plus que souvent féministe, religieux, progressiste et communautaire pourraient vous rejoindre plus rapidement que vous le pensez, car leur agenda ne se limite pas à la simple prostitution telle qu’ils/elles le disent, mais bien à tout ce qui se nomme divertissement adulte (bar de danseuses, salons de massages et établissements de « soins personnels », agences d’escortes, serveuses sexy, téléphones et chat érotiques, tournage de films porno, les spa, les saunas, les clubs échangistes, les croisières érotiques, les communautés web qui organisent des partouses en utilisant des femmes dans la prostitution,) et Le commerce du sexe ne fait que le prouver.

La folie furieuse de l’inquisition féministe

Un documentaire comme Le commerce du sexe ne fait qu’ouvrir la porte à une société moraliste et puritaine. Derrière ce film, se cache une idéologie beaucoup plus sombre et autoritaire qui peut mener à de sérieuses dérives, voir même vers une nouvelle croisade moraliste et puritaine.

Même que certaines organisations féministes telles que le Conseil du Statut de la Femme prônent l’abolition de la liberté de choix, la liberté de pensé et la liberté individuelle, voir même discréditer les tribunaux. Elles veulent finalement contrôler la vie des individus, si vous lisez bien cet extrait, nous revenons presque au temps de l’inquisition

Nous croyons qu’il n’appartient pas aux tribunaux de dicter les lois en matière de prostitution, car cette question ne peut être réduite à sa seule dimension juridique, elle-même centrée sur la dimension individuelle. Il s’agit d’un choix de société, dont les retombées multiples à long terme exigent une vision élargie, tenant compte des divers enjeux sous-jacents à la question

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Ici l’inquisition du CSF décide de ce qui est digne ou non, c’est-à-dire qu’elles veulent contrôler les pulsions des hommes et des femmes pour des pseudo-raisons de dignité, en prenant bien soins de dire que ce n’est pas moral touse touse.. Non, mais qui sont-elles pour dicter ce qui est digne ou non?

Nous tenons enfin à préciser que la position défendue dans cet avis par le Conseil du statut de la femme n’est pas basée sur des considérations d’ordre moral (sic). Bien que la prostitution dérange et choque bon nombre de personnes, nous croyons qu’il ne s’agit pas d’une question de moralité publique, ni même d’une question de protection de l’ordre ou de la santé publique, comme on l’a souvent considérée jusqu’ici. Il s’agit d’abord et avant tout d’une question de dignité des femmes et de protection de leur droit à l’égalité. Nous croyons que l’opposition à la prostitution ne doit pas conduire à imposer une moralité puritaine ni à réprimer les femmes prostituées.

Un homme féministe nous fait régulièrement la morale dans Le commerce du sexe.

Un homme féministe nous fait régulièrement la morale dans Le commerce du sexe.

Vous allez me dire que ce n’est pas grave et que peut-être à la limite elles ont raison de sonner l’alarme. Mais vous ne devez pas oublier que cela fait partie d’un agenda qui ratisse beaucoup plus large et Le commerce du sexe ne fait que préparer le terrain en faisant toute sorte d’amalgame qui ne font que donner plus d’impact au message. Donc, pour Ève Lamont, être une esclave sexuelle sous l’emprise d’un «pimp» violent, c’est la même chose qu’une travailleuse du sexe consentant et éclairé. Les bars de danseuses nues, la pornographie, les bars échangistes, les boutiques érotiques, les peep-show, en fait tout ce qui se nomme divertissement adulte devrait être proscrit et tous ses acteurs criminalisés, et si la potence était toujours légale, elle ne se gênerait pas pour en pendre quelques-uns, comme dans le temps de l’inquisition. À la limite même les boutiques érotiques anodines devraient fermer, car celles-ci ne pourraient plus rien vendre. Les vibromasseurs, les boules chinoises, les fouets, les petites crèmes sexy, les sous-vêtements affriolants, deviendraient illégale parce que ces jouets « objectivisent » la pauvre femme et ne feraient que perpétuer le mythe du patriarcat, de la pure folie. Même que ces délires finiraient par rattraper les instigatrices de cette nouvelle société orwellienne à long terme.

Vous croyez que j’exagère, mais non, ces personnes seraient prête à tuer pour leurs idées si les lois n’étaient pas là pour les contrôler, car ce sont des intégristes idéologiques elles rêvent de tuer des méchants hommes «prostituteurs» ou de les mettre en prison pour qu’ils puissent expier leurs péchés. Comme preuve, quand vous donnez le pouvoir à une de ces personnes et bien vous finissez par être témoin d’une scène digne des grandes croisades du Moyen Âge. La ville d’Ottawa a même décidé d’utiliser de l’argent public et appliquer la loi c-36 pour arrêter une trentaine de clients afin de les envoyer dans un camp de rééducation (sic) «John School», c’est digne de l’époque stalinienne, comme si ces hommes n’étaient pas conscients de ce qu’ils faisaient et qu’il fallait que l’état les rééduque.

Selon la logique féministe, Vandal Vyxen est une victime... ouais, c'est ça qui est ça..

Selon la logique féministe, Vandal Vyxen est une victime… Maintenant dites ça sans rire…

La grande union morale religieuse de droite et morale idéologique de gauche.
2014 est une année clé pour les moralistes et les puritains. Nous avons assisté à une union improbable entre la droite religieuse moraliste du Parti Concervateur du Canada et la gauche féministe tout aussi moraliste du Conseil du statut de la Femme, de la Fédération des Femmes du Québec de la Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle: La CLES, Québec Solidaire et plusieurs groupuscules plus ou moins crédible et surtout biaisé.

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Comme exemple de cette dérive moraliste et puritaine d’une certaine gauche progressiste, je vous montre un contrat qui était offert il y a environ 4 ans par la CLES et qui démontre hors de tout doute que ce groupe ne cherchait pas à connaitre la vérité ou à compiler des statistiques crédibles et impartiales. Elles voulaient plutôt manipuler la réalité afin de la mouler à leur image. Et c’est ici la «twist», elles-vont utiliser les données falsifiées et entrer cette étude chez Statistique Canada afin qu’elle puisse être utilisé comme référence pour créer des lois, même si cette étude ne reflète pas la réalité et qu’elle ne fait que projeter la vision féministe abolitionniste de la CLES et je crois que type de comportement, qui est presque illégal, doit être condamné, car toutes ces études biaisées féministes ont donné naissance à la loi C-36, pour comprendre vous devez regarder toutes les sources en bas qui sont uniquement des sources féministes abolitionnistes biaisée et à la limite frauduleuse comme : Conseil du Statut de la femme du Québec, Sisyphe,Prostitution Research & Education, Commission des droits de la femme et de l’égalité des genres, Alliance Against Modern Slavery. La loi C-36 et l’abolitionnisme c’est de la morale hypocrite. En gros, elles disent qu’elles n’ont rien contre les femmes qui se prostituent et veulent les décriminaliser, mais d’un même souffle elles veulent criminaliser le client, qui est leur source de revenue. C’est un peu comme dire, tu as le droit d’avoir une belle voiture, mais personne n’a le droit de te vendre de gaz… de la pure hypocrisie. Elles se déculpabilisent en disant vouloir défendre les filles, mais en même temps prônent une loi qui va mettre ces mêmes filles à la rue, dans la précarité et dans la misère.

La prostitution est à la société ce que l’inceste est à la famille.

Je mets entre parenthèses mes notes qui démontrent que l’étude n’est pas impartiale et qu’elle est idéologiquement biaisée. Les recherches féministes n’ont aucune valeur parce qu’elles sont teintées de l’idéologie féministe. Malheureusement, ces groupes féministes ont réussi à se hisser au sein du gouvernement québécois et canadien tout en faisant admettre leurs recherches comme scientifiquement valides. Ultimement, elles ont réussi à influencer le gouvernement dans sa gestion de certains dossiers.

Le lien du contrat était ici (effacé depuis le temps).

Contrat de recherche sur le portrait de l’industrie du sexe à Montréal
Publié par : Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle

Description du poste
La Concertation des luttes contre l’exploitation sexuelle est à la recherche d’une femme (Discrimination anti-homme) pouvant réaliser au cours des prochains mois (entre septembre 2010 et janvier 2011) un portrait sommaire de l’industrie du sexe à Montréal (un sommaire biaisé selon une vison). Nous avons identifié le besoin de faire connaître au grand public et aux femmes intéressés par la lutte contre l’exploitation sexuelle le visage que prend cette industrie. (C’est leur seul et unique intérêt afin de sucer des subventions et par se fait créer une raison d’exister)

Nous entendons par industrie du sexe tous les lieux exploitant la nudité des femmes et offrant des services sexuels sous diverses formes (bar de danseuses, salons de massages et établissements de « soins personnels », agences d’escortes, serveuses sexy, téléphones et chat érotiques, tournage de films porno, les spa, les saunas, les clubs échangistes, les croisières érotiques, les communautés web qui organisent des partouses en utilisant des femmes dans la prostitution, etc.). En fait tous les lieux étant identifiés comme « divertissement pour adultes ». (comme je le disais plus haut, elles veulent tout abolir le divertissement adulte)

Principales responsabilités :
1. Effectuer une recension sur l’industrie du sexe à Montréal 2. Approcher des professeurs afin de vérifier leurs intérêts à déléguer des travaux à leurs étudiants afin de connaître les structures légales municipales qui autorisent l’établissement des lieux d’exploitation sexuelle, développer une carte qui situe les lieux de l’industrie sexuelle à Montréal, connaître par quels moyens l’industrie du sexe publicise la vente du corps ou de la sexualité des femmes à Montréal, quelles structures légales autorisent cette publicité et quels sont les recours possibles pour faire reculer l’industrie de l’exploitation sexuelle des femmes. (En gros comment contrôler la sexualité des gens) 3. Coordonner la réalisation de ces travaux étudiants dans les délais prévus. 4. Trouver un bassin de chercheuses (discrimination) qui seraient prêtes à explorer différentes pistes de recherches d’une grande ampleur. (fausseté, recherche basé sur une idéologie fermé et une vision avec des œillère)

Expériences et qualités recherchées :
1. Adhérer à la vision féministe abolitionniste de la CLES (biaisé sans aucune objectivité avec un projet abolitionniste) 2. Connaître les enjeux de la prostitution (comment contrôler les prostituer et dénigrer les clients) 3. Avoir une expérience de recherche (avec une idéologie biaisée féministe) 4. Bonne capacité de communication 5. Expérience en coordination 6. Autonomie et capacité à prendre des initiatives

La chercheure choisie sera soutenue par un comité de la CLES. Le contrat est d’une valeur de 4 000$. (Notre bon gouvernement subventionne une idéologie!!)

Veuillez nous faire connaître votre intérêt pour cette recherche et nous envoyer votre curriculum vitae, une courte lettre de motivation ainsi que les documents pouvant nous aider à identifier votre expertise avant le 9 août 2010 à info@lacles.org Pour plus d’informations sur la CLES, visitez notre site web www.lacles.org ou contacter-nous au 514 750-4535.
Date limite pour postulerLe lundi 9 août 2010

Le Grand Bond en avant

Donc, comme vous pouvez le constater, ces groupuscules cherchent tout sauf la vérité, ils cherchent plutôt à vous manipuler émotivement en élargissant leur plan à tout ce qui se nomme divertissement adulte, incluant tout ce qui se passe entre adultes consentants. Donc en regardant et supportant un film comme Le commerce du sexe, vous devenez les promoteurs d’une nouvelle société autoritaire et liberticides qui vous rattrapera tôt ou tard, que vous soyez un homme ou une femme.

Par contre si vous voulez voire un documentaire plus réaliste et moins noir, je vous conseille celui de Jean-Claude Lord, Les Criminelles, qui est très bien fait qui décrit la réalité du travail du sexe et qui donne la parole aux principales intéressées, les travailleuses du sexe qui sont bien dans ce qu’elles font et qui ne sont pas des esclaves sexuelles.

Je vous conseil aussi la série docu-réalité Le Carol, bar de danseuses, sur laquelle j’ai travaillé avec Frederic Gieling et Jean-François Mercier. Une série qui démystifie le monde des danseuses nues et qui contrairement au documentaire Le commerce du sexe, humanise les femmes qui travaillent dans ce milieu et les clients qui fréquentent ce type d’établissement en les présentant sur un côté beaucoup moins sombre, unidimensionnel et surtout plus réaliste.

Eh oui je travaille dans cette industrie, et comme vous pouvez le voir, je suis un être humain, j’ai des rêves, j’ai une conscience sociale, j’aime ma copine, je ne considère pas les femmes comme des objets, j’ai le plus profond respect pour mes collègues de travail qui sont mes amies, mes confidentes, mes amoureuses. Si je vois une fille en détresse, j’essaie de discuter avec elle et la conseiller sans envahir sa vie personnelle. Cela fait 17 ans que je travail dans le divertissement adulte et même si le film d’Ève Lamont décrit une certaine réalité, elle ne décrit pas LA réalité et toute la complexité de ce monde pour adulte avertie.

Il y a toute sorte d’homme et de femmes dans ce milieu de travail et tout les mettre dans un même sac «victimes» et «exploiteurs» est une fraude intellectuelle et peut avoir de grave conséquence politico-sociale qui peut ruiner la vie de milliers d’individus et de familles, autant homme, que femme, si les plans féministes abolitionnistes étaient mis à exécution.

Mais vous savez quoi? Après avoir longuement débattu depuis des années avec ces femmes et hommes, j’en suis venu à la conclusion qu’ils s’en foutent, leur vision de la vie et de la collectivité, la morale et leur idéologie passe par dessus le sort des individus, qui ne sont qu’à leurs yeux que des dommages collatéraux nécessaires pour faire le Grand Bond en avant vers un monde «meilleur» et épuré de tous ses vices. Que des femmes meurent de faim, qu’elles se voient ruiner à cause du manque de clients, qu’elles se ramassent dans des lieux sordides pour se prostituer à cause des nouvelles lois, qu’elles tombent dans la misère la plus totale à parce qu’elles ne peuvent plus offrir leurs services, que des hommes innocents se ramassent en prison, ce n’est pas important, la cause est plus importante que les humains qui vont périr…ironique, non? Les grands vertueux moralistes qui deviennent les bourreaux de ceux qu’ils disent vouloir défendre comme Staline et l’URSS… ou bien notre bon ami Mao Zedong.

Des pistes de solutions

Ce texte n’est pas seulement pour chialer, mais aussi pour trouver des pistes qui pourraient en arriver à des solutions. Ça fait près de 17 ans que je travaille dans le monde du divertissement pour adulte, ce qui me donne un regard assez complet sur ce monde qui est en effet imparfait. Ces idées ne régleront pas toute la problématique qui entoure l’industrie du sexe, mais je crois qu’elles vont aider les gens qui en ont besoin.

Premièrement, il faut sortir de manichéisme et décrire les clients en «exploiteur/prédateurs» et les TDS (travailleurs du sexe) en «victime ou esclave» et c’est primordial afin que tout le monde puisse être protégé. Il faut décriminaliser les TDS et les clients qui ont un échange entre adultes consentants. Sans être pro-prostitution, l’état et la police doivent tolérer et garder un œil vigilant sur tous ces gens.

Les entreprises comme les bars de danseuses nues et les salons de massage érotique doivent être aussi réglementés et vérifier régulièrement par la police afin d’identifier les gens qui y travaillent, comme présentement, la police connait les filles qui dansent nue, ils peuvent les identifier en visitant les bars et savent qu’elles travaillent dans un lieu sécuritaire et surtout ils savent ou elles sont! Plusieurs femmes qui dansent nues sont en transition et le font temporairement, rendre de tels endroits illégaux comme le préconisent les féministes abolitionnistes serait désastreux pour plusieurs d’entre elles. Même chose pour les salons de massage, il faut emmètre des permis et les garder à l’œil. Par contre, il faut fermer et même poursuivre ceux qui laissent leur établissement sans surveillance et qui néglige les personnes qui y travaillent, les policiers connaissent bien ces endroits et savent ou ils sont. Je serais pour l’arrivé d’un permis «discret» ou un numéro codé (pas de cartes) pour les TDS, c’est-à-dire que les filles qui travaillent comme danseuses nues et/ou masseuses devraient avoir des permis pour travailler, de cette façon, cela éliminerait les filles mineures qui entre parfois dans ces établissements avec des fausses cartes.

Tyga est un artiste hip-hop très populaire qui ne fait que parler d’exploitation sexuel et de pimp..

Ou il faut agir rapidement et être très sévère, c’est aux niveaux du proxénétisme de coercition, de l’esclavage sexuel, de la traite d’être humain et l’influence de mineurs. Il faut avoir des lois qui découragent ce type de système. Il faut des peines très sévères, sinon une déportation immédiate (les gangs de rues violents qui recrutent des jeunes filles mineures sont majoritairement ethniques) afin de décourager toute forme d’exploitation et d’influence des personnes mineures et majeures. C’est un dossier qui doit être mené avec une main de fer, car très compliqué par la nature relationnelle entre la victime (ici nous pouvons parler de victime) et son exploiteur, manipulateur qui va la séduire et la rendre amoureuse alors que celle-ci est encore très jeune et naïve, souvent recruté dès l’âgé de 14-15-16 ans. Pour ces hommes criminels pédophiles sans scrupule c’est relativement facile, surtout dans des métropoles très cosmopolites comme Montréal.

De tous les temps, les jeunes filles ont été attirées par les «bad boys», on ne réinventera pas le monde! aujourd’hui les bad boys, ce sont les gars de gang de rue ethnique, une image et une culture du crime et du bling-bling projetées constamment dans la musique hip-hop et rap. La fille très jeune encore naïve et souvent vierge va rencontrer ces gars qui la voient comme une future source d’argent, ils vont la séduire, coucher avec elle assez souvent, elle va jouir, elle va devenir éperdument amoureuse et à ce moment que l’amoureux va se transformer en exploiteur, alors que la jeune fille est en passion et qu’elle est prête à tout faire pour garder son homme et ne pas le perdre et c’est à ce moment qu’elle entre dans le cycle infernal et quelques années plus tard sa personnalité sera changée et c’est elle qui deviendra leader et qui va recruter.

C’est un cercle très difficile à détruite, car il est question d’une culture entière et organisée qui met en scène un bourreau et une victime presque consentante qui va défendre sont exploiteurs, car elle en est amoureuse. Donc, tu arrêtes cet homme tu le mets en prison et elle va aller le voir, aussitôt, qu’il sera libéré, elle va retourner le voir. C’est à ce niveau qu’il faut travailler et agir et il faut arrêter de jeter le bébé avec l’eau du bain et mettre tout ce qui se nomme divertissement adulte dans le même bateau.

Les médias, les idiots utiles des abolitionnistes

En perpétuant les mythes des féministes abolitionnistes et la culture de la femme victime, les médias de masse jouent avec leur propre avenir, et ce, pour une raison bien simple. Les médias donnent énormément de temps et d’espace à des femmes comme Julie Miville-Dechêne, Alexa Conradi, Sandrine Ricci ou bien Manon Massé (qui avait fait toute une histoire pour une publicité anodine de la SAQ.) alors que celle-ci sont abolitionniste et souvent de gauche anti-capitaliste. Ce qui fait qu’à force de diffuser le message des ces femmes, aussi faux qu’il puisse être, les médias finissent par payer le gros prix.

La députée de Québec solidaire, Manon Massé, avait fait une pétition sur une publicité anodine qu'elle coïnciderait comme sexiste

La députée de Québec solidaire, Manon Massé, avait fait une pétition sur une publicité anodine qu’elle coïnciderait comme sexiste

Donc à force de laisser répéter le message féministe abolitionniste, et bien, celles-ci ont finalement indirectement mordu la main qui les nourrissait en poussant le gouvernement fédéral à agir et adopter la loi C-36 qui fait que les très payantes petites annonces d’escorte dans les journaux sont maintenant illégales. Dans un avenir pas si lointain, des animateurs qui parlent de la culture du viol et qui moussent la culture de la femme victime se feront lapider sur la place publique pour avoir fait des farces supposément «sexistes» ou se feront crucifier pour avoir admis être allé aux danseuses.

Les bars de danseuses n’auront plus le droit de s’annoncer et de cette façon tous ces beaux dollars publicitaires n’iront plus dans les poches des radios, télévisions et journaux. Cher journalistes et décideurs de médias de masse, vous avez créé votre propre bourreau qui maintenant vous privent de dizaines, sinon centaines de milliers de dollars en publicité hebdomadaire et petites annonces pour la simple et bonne raison que vous avez voulu jouer la carte de politiquement correct. Vous êtes les idiots utiles des féministes qui vous ont manipulé et qui vous font maintenant perdre beaucoup d’argent.

Voici quelques perles gracieusetés Ève Lamont, la créatrice du documentaire Le commerce du sexe, qui démontre à quel point elle méprise le sujet et cela prouve qu’elle n’a aucune légitimité, ni crédibilité pour discuter du sujet et c’est pour cette raison que ce film est un pamphlet et non un documentaire.

«La prostitution est à la société ce que l’inceste est à la famille.» La Presse.

«Ils forment pour moi la Sainte Trinité: les clients, les proxénètes et les propriétaires d’établissements où se pratique la prostitution.» Voir

«La prostitution, c’est vraiment un rapport inégalitaire entre une personne qui a de l’argent et qui veut du sexe et une autre qui n’en veut pas mais qui a besoin d’argent. C’est vraiment un rapport d’oppression. Une machine à broyer les femmes» La Presse

«Eve Lamont ne s’en cache pas, elle est abolitionniste. Durant sa jeunesse tumultueuse, elle a déjà distribué des tracts pour l’Alliance pour la sécurité des prostituées, l’ancêtre de Stella.» Le devoir

«Évidemment, je n’ai pas le même respect pour les femmes qui ont témoigné que pour les hommes, ça, c’est clair!» Le Metro

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Jean-François Cloutier

Je suis le fondateur de TVQC.com. Vous êtes passionnés de séries télévisées et vous trouvez que les médias de masse traditionnels font piètre figure à ce niveau? Soyez sans crainte, nous aussi!