PKP: élu des uns, ennemi des autres




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PKP: élu des uns, ennemi des autres

Cela fait à peine 48 heures, que Pierre-Karl Péladeau a été élu chef du Parti Québécois et presque tout a déjà été dit sur sa victoire. Cependant, ce «presque tout» a surtout été dit par ses adversaires, tant en politique active que dans les médias.

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Mais soyons honnêtes: puisque tout le monde tenait déjà pour acquise la victoire de l’homme d’affaires, l’assaut avait déjà commencé il y a des mois.

Alors que Judith Lussier, entre autres chroniqueuse au journal Métro, se convertissait quasiment en André Pratte de gauche et nous servait à peu près une chronique de PKP-bashing par semaine, les médias de Gesca, eux, exploraient  avec moults détails les raisons profondes derrière le scepticisme qui habitait déjà Françoise David et Andrés Fontecilla, devant le «drame éventuel» qui se profilait à l’horizon.

Jean-Marc Fournier, coupe-gorge officiel du PLQ, toujours responsable de dire les pires saloperies à la place du premier ministre, nous prévenait de son côté de la création du «Parti Québécor», tout en s’ingérant dans la course à la chefferie, pour encourager les militants péquistes à voter pour Pierre Céré ou Martine Ouellet, les deux candidats les moins «premier ministrables» dans la course.

Le PQ deviendra le « Parti Québecor » si PKP le dirige, prédit Jean-Marc Fournier

Puis vendredi, PKP l’emportait dès le premier tour, avec 57,6 % des voix.

Les partisans libéraux ont parlé, avec mépris et condescendance, d’un «couronnement». Ils avaient pourtant élu leur chef actuel, Philippe Couillard, avec 58% des voix, au premier tour. Deux poids, deux mesures.

Québec Solidaire et Option Nationale, non sans un peu de théâtralité, nous faisaient part de leur «déception» et écartaient déjà toute possibilité d’alliance formelle avec le PQ, à peine une heure après la victoire de PKP. Andrés Fontecilla, second violon officiel de Françoise David, allait même jusqu’à déplorer le fait que PKP soit le porteur d’une vision économique et sociale qui n’est pas «celle de la majorité».

Afin de bien souligner l’ironie d’une telle déclaration, il convient de rappeler quelques faits importants: QS célébrera, l’an prochain, le dixième anniversaire de sa fondation. En une décennie et quatre élections générales, le parti d’extrême-gauche n’aura jamais franchi la barre des 7% des voix exprimées, se contentant d’un maximum de trois circonscriptions, toutes voisines. Et ces gens ont le culot de reprocher à PKP de défendre une vision minoritaire ? La gêne n’étouffe décidément pas ce parti !

Puis l’ineffable Sam Hamad, ministre libéral semi-lettré, donnait un point de presse durant lequel il cherchait visiblement à battre le record Guinness du plus grand nombre de fois qu’aura été prononcé le mot «séparation» en 90 secondes. Fascinant exercice ou hilarante auto-parodie ? À vous de juger !

Le PLQ commente l’élection du Péladeau (extrait de Sam Hamad)

Il était déjà absolument évident que PKP faisait trembler ses adversaires politiques et médiatiques, mais ça n’aura jamais été plus frappant qu’au cours des dernières 48 heures. Sinon, comment peut-on expliquer un tel acharnement, un tel matraquage ?

Loin de moi l’idée de vouloir dépeindre M. Péladeau en victime. Il est un grand garçon et devra faire face aux aléas de la vie politique, comme le font tous nos élus. Mais force est d’avouer qu’il provoque chez l’opposition une réaction si vive, qu’elle ne s’explique que par l’existence d’une peur inavouable. Vous ne me croyez pas ? Regardez bien l’actualité politique, au cours des prochains mois !

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Evan J. Demers

Evan J. Demers

Né à Montréal, en 1985, je suis titulaire d'un baccalauréat de l'Université du Québec à Montréal en Animation et Recherche Culturelles. Je suis aussi et surtout chanteur métal, parolier, passionné de musique, de culture populaire, de politique, d'enjeux sociaux et d'humanité.