Maze Runner: The Scorch Trials ou l'idée particulièrement géniale perdue entre le particulier et le général!




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Maze Runner: The Scorch Trials ou l’idée particulièrement géniale perdue entre le particulier et le général!

The Maze Runner est l’une de mes surprises de 2014 en raison du vent de fraîcheur qu’il soufflait sur une année riche en navets (voir l’astérisque au pied de ma critique). Il a su prendre le meilleur des autres adaptations de romans jeunesse dystopiques et faire fi du pire, afin d’offrir un divertissement des plus immersifs. Malheureusement, Maze Runner: The Scorch Trials ne figurera pas parmi mes surprises de 2015, moi qui brûlais (d’impatience) à l’image de son sous-titre…

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Au printemps, c’est en DVD sur petit écran et avec un plaisir coupable que j’ai (pour)suivi Thomas (Dylan O’Brien), Teresa (Kaya Scodelario), Newt (Thomas Brodie-Sangster), Minho (Ki Hong Lee), Winston (Alexander Flores), Frypan (Dexter Darden) et les autres (je ne me souviens que de Chuck, Alby et Gally) dans leur aventure. Aujourd’hui, c’est en salles sur grand écran et avec une attente considérable que je suis allé voir cette deuxième épreuve, sur un total de trois, une attente d’autant plus grande que les six acteurs susmentionnés revenaient dans leur rôle respectif!

Sans plus tarder, voici le résumé de cette suite qui s’inspire du cycle littéraire écrit par James Dashner :

    Sitôt après avoir trouvé la sortie du labyrinthe, Thomas (Dylan O’Brien) et les autres Blocards découvrent un monde ravagé par un cataclysme solaire. Plus d’ordre, plus de gouvernement. Seulement des hordes de gens infectés par un virus qui les transforme en monstres meurtriers. Thomas et ses compagnons d’infortune doivent affronter une nouvelle épreuve élaborée par l’organisation WICKED (acronyme de World in Catastroph, Killzone Experience Department). Viendront-ils à bout de cette terre brûlée et désolée?

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Avec un budget modeste de 34 millions de dollars et un box-office mondial de 340 millions de dollars, The Maze Runner a pris de court tout le monde, y compris Wes Ball qui signait alors son premier long métrage. Le réalisateur nous a prouvé qu’avec de la débrouillardise il était encore possible de faire beaucoup avec peu, en dépit de la position minoritaire du long métrage au sein d’une industrie centenaire et carnivore.

O’Brien commente le succès du premier film : « The Maze Runner n’était pas une grosse production au départ… C’était à beaucoup plus petite échelle, et on devait composer avec toutes sortes de contraintes budgétaires. J’ai toujours adoré l’histoire, et ça été un miracle de la faire vivre avec un si petit budget. »

Avec le double du budget ou presque, soit 61 millions de dollars, Maze Runner: The Scorch Trials ne respecte que la moitié de ses promesses. Wes Ball tombe dans la facilité en encourageant tant l’incompréhension du spectateur que l’invraisemblance de plusieurs situations. Par exemple, est-ce normal qu’une vitre à l’horizontale sur le point de céder sous le poids de Teresa (quel cliché!) accueille soudainement le poids d’un combat contre un monstre enragé? Comme Thomas, il faut le voir pour le croire!

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Par définition, en temps de guerre, une « terre brûlée » signifie un territoire qui a été détruit ou endommagé gravement (ses ressources, ses moyens de production et ses infrastructures), de manière à le rendre inhabitable par l’adversaire.

Le deuxième film reprend in medias res là où le premier film nous laissait sur un cliffhanger. Nos jeunes héros traversent cette terre brûlée sans destination ni motivation précises, ne faisant que réagir jusqu’à ce qu’un personnage secondaire daigne leur/nous expliquer le pourquoi du comment. Jamais clairement. Pis encore, devant ce futur incertain, même leur passé ne se révèle à eux que par bribes. Je me suis cru par moments dans un épisode de la télésérie Lost, c’est peu dire!

Nouvelle épreuve, nouvelle esthétique : le résultat répond à une hybridité assumée, s’appropriant successivement les codes inhérents aux films d’action, aux films catastrophe, aux films de zombies ou encore aux jeux vidéo avec ses fusillades et ses courses-poursuites. Exit le huis clos dédaléen : mûs par une chimie d’équipe qui n’est pas sans rappeler celle du film The Goonies, les personnages courent d’un lieu à un autre à travers les villes en ruine. Une mention spéciale aux décors post-apocalyptiques du Nouveau-Mexique qui sont numériquement à couper le souffle!

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La sortie du troisième et dernier film, The Maze Runner: The Death Cure, est prévue le 17 février 2017. Il complétera ainsi une trilogie, ce qui va à l’encontre de la majorité des adaptations portées à l’écran qui ont pris l’habitude de scinder le dernier tome en deux films distincts. En effet, de Hunger Games de Suzanne Collins à Harry Potter de J. K. Rowling, en passant par Twilight de Stephenie Meyer et Divergent de Veronica Roth, les derniers romans font tous l’objet de deux longs métrages qui comblent à la fois les fans et le portefeuille des producteurs.

Le réalisateur explique : « Notre but est de créer une trilogie incroyable. Peu de personnes l’ont fait et à présent j’en ai l’opportunité. Je réalise le troisième film et nous sommes déjà occupés à préparer et travailler sur la conclusion de cette saga. Nous mettons en place plein de choses qui ne sont pas nécessairement apparent dans le deuxième film, mais ça va payer dans le troisième film. Donc c’était mon approche et je suis content de pouvoir finir cette saga. Je suis chanceux et reconnaissant qu’ils m’aient demandé de réaliser tous les trois films. »

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Bref, Maze Runner: The Scorch Trials est un young adult movie qui vise légèrement en deçà des attentes, malgré que son absence de temps mort nous fait adhérer davantage à l’aventure. Espérons que le troisième film saura boucler la boucle de manière satisfaisante, voire surprenante, afin que le passage forcé de ce deuxième film ne soit pas vain…

Verdict : 7 sur 10

* Les 12 pires navets que j’ai recensé en 2014 sont The Amazing Spider-Man 2, The Hunger Games: Mockingjay – Part 1, Teenage Mutant Ninja Turtles, Lucy, Godzilla, Noah, Neighbors, Exodus: Gods and Kings, Hercules, The Expendables 3, Pompeii et Transcendence

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Louis-Philippe Coutu-Nadeau

Louis-Philippe Coutu-Nadeau

Véritable cinéphile, Louis-Philippe Coutu-Nadeau est un scénariste-réalisateur-monteur qui a une cinquantaine de contrats à son actif en tant que vidéaste (mariages, captations d'événement, publicités, vidéoclips). Il s'occupe d'ailleurs de toutes les vidéos du concessionnaire Alix Toyota depuis juin 2013. Il a aussi été pigiste pour trois boîtes de production, soit le Studio Sonogram, VLTV Productions et Ikebana Productions. Sa filmographie personnelle présente pas moins d'une vingtaine de titres dont le film Khaos et la websérie Rendez-vous. Il possède un baccalauréat en études cinématographiques à l'UdeM et un baccalauréat par cumul de certificats à l'UQÀM (en scénarisation cinématographique, en création littéraire et en français écrit). Vous pouvez visionner son expérience contractuelle et son expérience personnelle sur son site officiel : www.lpcn.ca