Justice: la minisérie de Catherine Proulx à Télé-Québec




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Justice: la minisérie de Catherine Proulx à Télé-Québec

Les opinions sont tranchées lorsqu’on parle du système de justice, mais que sait-on de la réalité de ceux qui sont engagés dans ses rouages?

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Diffusée à Télé-Québec dès le lundi 29 février, la minisérie Justice, réalisée par Catherine Proulx, offre un accès unique – et parfois dérangeant – à la réalité d’individus qui se retrouvent d’un côté ou de l’autre du système judiciaire : des victimes d’actes criminels qui vont à la rencontre d’agresseurs, un ex-détenu qui tente de réussir sa sortie après trente ans d’incarcération, de jeunes contrevenants en centre jeunesse, etc.

« Tous les lundis à 21 h, Télé-Québec présente des documentaires qui provoquent la réflexion et favorisent la compréhension d’enjeux sociaux importants. Compte tenu de l’actualité, la série Justice ne peut mieux convenir puisqu’elle permettra de nourrir le débat intelligemment grâce à ses informations rigoureuses. Aussi diffuserons-nous l’épisode portant sur les victimes d’actes criminels en premier lieu », affirme Denis Dubois, directeur général de la programmation de Télé-Québec.

Saviez-vous que :

• 95 % des cas d’agressions sexuelles ne sont pas déclarés à la police
• Plus de 90 % des détenus vont sortir un jour, peu importe la durée de l’emprisonnement
• 60 % des Québécois sont pour des peines adultes infligées aux adolescents accusés de crimes graves

« La justice est un sujet sensible sur lequel tout le monde a une opinion » avance la réalisatrice Catherine Proulx. « Mais lorsqu’il s’agit de la sécurité du public, de décisions prises pour l’ensemble de la population, je pense qu’il faut sortir le débat de cette zone hautement émotive. J’espère permettre aux gens de se construire une opinion qui va au-delà des grands titres et des faits divers. »

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Lundi 29 février à 21 h : Victimes d’actes criminels
Parachutées sans l’avoir demandé dans le système de justice, les victimes ne sont pas préparées à devenir les témoins de leur propre cause. Dans l’épisode “Victimes d’actes criminels”, on découvrira, par leurs histoires, comment elles tentent de reprendre le pouvoir sur leur vie après que celle-ci a été bouleversée par un acte criminel.

« Ça prend beaucoup de courage à une victime pour aller parler de ce qu’elle a vécu. […] Les victimes ont très honte et se sentent responsables d’avoir été prises dans l’engrenage. C’est arrivé assez régulièrement que les victimes se sentaient coupables d’avoir porté plainte », explique Line Bernier, psychologue et bénévole pour le Centre de services de justice réparatrice
(CSJR).

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Lundi 7 mars à 21 h : Ex-détenus
L’épisode “Ex-détenus” suivra Michel, un ex-détenu qui effectue son retour dans la société après plus de trente ans d’incarcération. Du premier jour de sa libération, on observera les bons et les mauvais jours de sa réinsertion en découvrant les défis qui opposent ses désirs à la réalité. On abordera aussi les critiques formulées à l’égard du système des libérations conditionnelles. Comment souhaitons-nous traiter ceux qui redeviendront un jour ou l’autre nos voisins?

« Il y a environ 15 000 places dans les pénitenciers au Canada », note David Henry, coordonnateur aux communications à l’Association des services de réhabilitation sociale du Québec (ASRSQ). « L’incarcération d’un détenu dans un pénitencier fédéral coûte en moyenne 112 000$ par année. 112 000$ qui sont payés par les contribuables. La pression financière d’héberger tous ces détenus n’est pas tenable. » Il poursuit : « Toutes les études qui ont été menées par le Service correctionnel du Canada montrent que plus une personne sort tôt dans sa sentence, moins la récidive est élevée. »

Lundi 14 mars à 21 h : Jeunes contrevenants
L’épisode “Jeunes contrevenants” offrira une rare incursion dans le monde de la justice pour adolescents et nous emmènera à la rencontre de jeunes du centre jeunesse Cité-des-Prairies, à Montréal. L’épisode permettra au public de se familiariser avec l’approche québécoise en matière de justice pour adolescents, souvent accusée de manquer de fermeté à l’égard des jeunes qui ont emprunté le chemin de la délinquance. À geste d’adulte, doit-on condamner les jeunes par une sentence pour adulte?

Nathalie Gélinas, praticienne chercheuse, intervenante et responsable gang de rue au Centre jeunesse de Montréal – Institut universitaire (CJM-IU), est claire : « C’est une erreur de penser que si on mettait des sentences extrêmement sévères, le taux de récidive sera moindre. […] Nos jeunes sont impulsifs. Ils ne réfléchissent pas avant d’agir. Même si on met des sentences extrêmement sévères, ça ne fera pas en sorte qu’il va y avoir moins de crimes. »

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Une expérience immersive dès le 29 février sur justice.telequebec.tv
Sur le Web, les internautes pourront vivre une expérience immersive, inédite et troublante alors qu’ils seront confrontés, en un face-à-face virtuel, avec des criminels et des victimes : une ex-détenue, un jeune contrevenant, un récidiviste de l’alcool au volant, une victime et participante en justice réparatrice, un agresseur sexuel réinséré, un bénévole auprès d’agresseurs sexuels, une mère de détenu et victime collatérale, une victime de violence conjugale et une victime d’agression sexuelle.

On partira ainsi des idées reçues et des préjugés sur le système de justice pour emmener l’utilisateur à nuancer ses opinions en le découvrant de l’intérieur et en mettant des visages humains sur les histoires vécues. Savant mélange d’émotion et de vulgarisation, le site telequebec.tv offrira un contenu fouillé sur les enjeux de justice, en plus de proposer des contenus documentaires produits exclusivement pour le Web et réalisés de façon novatrice.

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Jean-François Cloutier

Je suis le fondateur de TVQC.com. Vous êtes passionnés de séries télévisées et vous trouvez que les médias de masse traditionnels font piètre figure à ce niveau? Soyez sans crainte, nous aussi!