Islam et homophobie: ce qu'il ne faut pas dire




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Les progressistes américains disent parfois qu’ils ont l’impression de revivre constamment le même scénario, à chaque fois qu’une tuerie survient dans leur pays.

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En effet, cela fait déjà plusieurs fois que les démocrates tentent d’entamer des réformes concernant les armes à feu au lendemain d’une fusillade meurtrière, pour être chaque fois battus par les républicains hostiles au contrôle des armes. Or, quelques jours après la pire tuerie homophobe de l’histoire des États-Unis, bien des gens situés plus à droite sur l’échiquier politique, tout comme certains athées militants de gauche, partagent cette impression de déjà vu.

Islam et homophobie

Islam et homophobie

Si le débat sur les armes à feu semble tourner en rond, que dire de celui sur la place de l’islam dans les sociétés occidentales ? À chaque fois qu’un musulman tue des dizaines d’êtres humains dans un pays occidental, la gauche dite « inclusive » se met en mode « pas d’amalgame » et souffre du syndrome de l’autruche. On nous dit que souligner l’appartenance du tueur à un groupe islamiste radical, même lorsqu’il s’agit d’un lien revendiqué, risque de « stigmatiser » tous les musulmans.

On nous met en garde contre « l’islamophobie » et certaines chroniqueuses affirment même ne pas vouloir « propager la haine » en nommant la religion de l’assassin. Évidemment, un tel déni est plutôt surprenant, venant de personnes n’hésitant jamais à exhiber leur haine viscérale du catholicisme et à fustiger les hommes blancs straight et cisgenres, comme l’illustre si bien le dernier texte de Richard Martineau, dans lequel il démolit en deux citations une chroniqueuse montréalaise bien en vue.

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Il y a cependant bien pire: lorsqu’un tueur de masse est musulman, on essaie par tous les moyens de nous faire croire que la civilisation occidentale judéochrétienne partage un mal équivalent à celui qu’on retrouve présentement dans le monde musulman. Devant la pire tuerie homophobe de l’histoire des États-Unis, on nous dit que la Bible contient également des passages condamnant l’homosexualité, on relève des actes homophobes commis par des Occidentaux et on en conclut que le crime épouvantable commis au club Pulse n’a rien à voir avec l’islam, puisque certains chrétiens n’aiment pas la communauté LGBT. Bref, on force l’Occident et le christianisme à partager la faute du tueur islamiste et à entrer dans la grande danse de la culpabilité perpétuelle.

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Or, s’il existe effectivement de l’homophobie dans toutes les religions, on ne peut affirmer sérieusement que celle-ci est répartie équitablement parmi les différents cultes. Pour une loi anti-LGBT promulguée par des politiciens chrétiens, on trouve une dizaine de pays musulmans où l’homosexualité entraîne la peine de mort. Pour un redneck québécois utilisant encore le mot « tapette », il y a 51% de musulmans britanniques qui sont convaincus que l’homosexualité devrait être illégale. Même au Maroc, pays musulman pourtant parmi les plus modernes, on peut trouver un magazine avec en page couverture le titre « Doit-on brûler les homos ? ». Non, il n’y a pas d’équivalence entre l’homophobie qu’on retrouve en Occident et celle qui est ancrée dans l’Oumma.

Si certains homosexuels occidentaux préfèrent se cacher la réalité pour mieux jouer la carte de la bonne pensée « inclusive », grand bien leur en fasse. Il est cependant légitime et sain de leur rappeler qu’il existe un nombre ahurissant de personnes leur souhaitant du mal, que ce soit par la perte de droits, l’emprisonnement ou la mort, chez ces gens qu’ils souhaitent accueillir à bras ouverts et protéger de toute critique. Personne ne croit que tous les musulmans sont des homophobes ou des terroristes. Par contre, toute analyse honnête et rigoureuse des faits démontre, sans l’ombre d’un doute, que l’homosexualité est moins bien acceptée dans les pays et cultures arabo-musulmans. Les preuves de cela ne sont pas seulement dans le Coran, elles sont également partout dans les lois, les mentalités et les moeurs des pays où l’islam est la religion majoritaire. Lorsqu’on importe de telles mentalités dans nos pays libéraux et permissifs, il ne faut pas s’étonner de voir surgir l’horreur absolue tôt ou tard.

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Evan J. Demers

Né à Montréal, en 1985, je suis titulaire d'un baccalauréat de l'Université du Québec à Montréal en Animation et Recherche Culturelles. Je suis aussi et surtout chanteur métal, parolier, passionné de musique, de culture populaire, de politique, d'enjeux sociaux et d'humanité.