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Maggie a un plan: critique du film de Rebecca Miller

« Maggie a un plan » et c'est plutôt ennuyeux

Réalisée par Rebecca Miller (The Ballad of Jack and Rose et The Private Lives of Pippa Lee), Maggie a un plan (Maggie’s Plan) est une comédie romantique qui a reçu un accueil positif au Festival du Film de Toronto en 2015. Il s’agit d’une adaptation filmique d’un roman non terminé de Karen Rinaldi.

Maggie a un plan

Maggie a un plan

Maggie a un plan

Maggie (Greta Gerwig) mord dans la vie comme elle mord dans la trentaine. Enseignante dans une université new-yorkaise, cette fille énergétique et créative, souhaite bientôt avoir un enfant. Toutefois, un problème non négligeable est présent à l’horizon… Maggie est incapable de conserver une relation amoureuse plus de six mois. Cela l’amène à vouloir mettre au monde un enfant qui sera uniquement élevé par elle et donc sans aucune présence paternelle. Un type du nom de Guy accepte volontiers l’insémination artificielle, ce qui amène à la naissance d’un enfant neuf mois plus tard.

Maggie a un plan

Les projets de Maggie sont toutefois appelés à changer avec le temps, puisqu’elle rencontre John (Ethan Hawke), un professeur d’anthropologie et écrivain autodidacte. Il est engagé dans une relation avec Georgette (Julianne Moore), une femme excentrique aux tendances narcissiques. Le couple détient par ailleurs deux enfants. John souhaite terminer cette relation qui ne le passionne plus. Les fréquentations entre Maggie et John deviennent monnaie courante et aboutissent bien évidemment à un amour réciproque.

Mais voilà, après quelques années ensemble, les passions du début s’amenuisent et Maggie se rend désormais compte que John n’est finalement pas l’homme qu’elle croyait être. Celui-ci pense davantage à sa carrière, à ses écrits et à ses intérêts personnels qu’à la vie de famille. Suite à ce désagréable constat, Maggie change ses projets. Elle commence à cocoter progressivement un nouveau plan. Un plan qui, à la lecture de ces lignes, semble plutôt original, mais qui s’avère tout sauf sensationnel. Grosso modo, puisqu’elle est dotée d’un esprit créatif et humaniste, Maggie souhaite remettre John avec son ancienne conjointe, Georgette, et ce d’une façon qui semble aléatoire. Ainsi, Georgette réobtient ce qu’elle a perdu et John ne se retrouve pas seul.

Maggie a un plan

Outre quelques répliques qui font sourire et un plan qui semble a priori original, le film ne présente pas de véritables coups d’éclat et suit une ligne directrice simple et prévisible. Plusieurs y reconnaîtront sans doute le « Screwball Comedy », style populaire dans les années 1930 aux États-Unis, où sont présentés les thèmes du mariage, du divorce, du remariage, des hommes immatures, des femmes dominantes, etc. Nous y reconnaissons également du Woody Allen et du Sex in the City. Le film se veut également une critique sociale et propose une vision qui caractérise plusieurs couples actuels. John représente ce type d’individu égoïste, carriériste et un peu trop mou avec son partenaire. Sans surprise, il se fait larguer par Maggie due à sa grande tendance à se favoriser lui-même et aboutit donc à nouveau avec sa première femme qui le domine carrément. Maggie est quant à elle un peu trop bonasse et n’arrive pas à faire perdurer ses relations amoureuses.

Bref, il s’agit ici d’une comédie légère qui ne réinvente pas le genre. Maggie a un plan est à visionner sur Netflix ou Illico.

3/5

 

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