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Dernière nouvelle : Décès de l’écrivaine québécoise Nelly Arcan

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WOW, je n’ai pas l’habitude de copier/coller un texte de la presse canadienne mais je suis trop bouleversé pour écrire! Ce n’est pas une nouvelle télévisuelle, mais nous avons pu voir Nelly Arcand rayonner plus d’une fois dans le paysage télévisuel québécois.

Voici le communiqué de presse de La Presse Canadienne

L’écrivaine québécoise Nelly Arcan est décédée à Montréal

De Jean-Benoit Legault (CP) – Il y a 3 heures

MONTREAL — Le décès soudain de l’écrivaine québécoise Nelly Arcan, jeudi à Montréal, a toutes les apparences d’un suicide, selon ce qu’a expliqué à La Presse Canadienne l’éditeur de son dernier roman, “Paradis clef en main”.

“C’est confirmé, écoutez, il y a une enquête du coroner évidemment. Je ne voudrais pas me mettre en travers de l’enquête, mais je pense qu’on peut le dire là”, a dit Michel Vézina, des Editions Coups de tête.

Nelly Arcan était née en 1975.

“On va se souvenir d’elle comme d’une femme intelligente, très soucieuse de certains aspects qui gèrent nos vies, ajoute M. Vézina. Elle avait une fascination autour de la beauté, de la jeunesse éternelle, autour de la mort. C’est une grande écrivaine qu’on perd. C’est quelqu’un qui avait une façon de regarder le monde dans lequel on vit (…) de manière très lucide, très dure, sans artifices et ça même s’il y avait le paradoxe de la beauté.”

Le roman auquel elle travaillait, “Paradis clef en main”, risque aussi de faire jaser. M. Vézina révèle que la prémisse de base est celle d’une société dans laquelle le droit au suicide est reconnu pour tous, et non seulement pour ceux qui sont gravement malades.

Le personnage principal demeure paraplégique après avoir fait appel à une compagnie pour mettre fin à ses jours et raconte son aventure “jusqu’à la toute fin où un événement fait en sorte qu’elle décide de prendre le partie de la vie”.

“Ce qui est vraiment hallucinemment paradoxal, c’est que c’est un hommage à la vie, c’est un hymne à la vie, c’est un livre contre le suicide, a lancé M. Vézina. Personnellement je pense que c’est très dangereux, très malsain que de faire ce genre de rapprochement-là, parce que je ne crois pas que le suicide de Nelly ait été prémédité à ce point-là.”

nelly_arcanIl rappelle que lors de la mort du chanteur Dédé Fortin, ses chansons ont été épluchées à la recherche d’indices qui auraient pu laisser présager son suicide.

“Elle était dans ses écrits telle qu’elle était dans la vie. Il n’y avait pas de faux-semblant dans Nelly Arcan”, poursuit M. Vézina.

Pour sa part, la journaliste Denise Bombardier, qui côtoyait Nelly Arcan depuis la parution de son premier roman, “Putain” en 2001, affirme ne pas avoir été surprise d’apprendre sa disparition.

“Dans ces milieux-là on aime les confidences, mais ce qu’elle confiait c’était une douleur terrible, a-t-elle dit. Et même si on la présentait comme quelqu’un qui s’en est sorti et que ça n’avait pas laissé de traces, on voit bien que cette jeune femme-là était habitée par la douleur et qu’elle était fragile.”

Une douleur que l’écriture n’aura vraisemblablement pas réussi à soulager, ajoute Mme Bombardier.

“En écriture on invente des personnages et on leur fait vivre des choses, on leur donne des possibilités qu’on ne se donne pas à soi-même, écrire ça libère, on écrit toujours sur soi, de toutes les façons, mais dans ce cas-là ça n’aura pas été suffisant parce que son mal de l’âme était trop fort”, a-t-elle dit.

Elle rappelle aussi que s’il est très “romanesque et romantique” de voir des écrivains mettre fin à leurs jours, ça ne l’est que pour les autres et qu’on oublie leur vie à eux quand on voit des gestes pareils.

Née à Lac-Mégantic, en Estrie, Nelly Arcan, de son vrai nom Isabelle Fortier, s’est surtout fait connaître en publiant les romans “Putain”, “Folle” et “A ciel ouvert”, aux Editions du Seuil.

En 2001, “Putain” lui avait notamment valu une nomination pour les prix Médicis et Femina, deux prix littéraires français.

Dans une chronique publiée le 26 août sur le site Web de l’hebdomadaire ICI, et qu’elle consacrait à la disparition abrupte du poète et enseignant Réjean Thomas, Mme Arcan écrivait: “La mort frappe parfois sans prévenir. La mort inopinée, qui surprend, est souvent incroyable, au sens propre du terme: on ne la réalise pas, on n’y croit pas, car rien ne nous y préparait. On en reste bouche bée (…)”.

Copyright © 2009 The Canadian Press. Tous droits réservés.

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Jean-François Cloutier

Je suis le fondateur de TVQC.com. Vous êtes passionnés de séries télévisées et vous trouvez que les médias de masse traditionnels font piètre figure à ce niveau? Soyez sans crainte, nous aussi!

2 Comments

  1. Nelly Arcand. Si je ne me reconfigure pas chirurgicalement, on ne va pas m’aimer. Si je me reconfigure chirurgicalement, ce ne sera plus vraiment moi qu’on aimera. Paradoxe insoluble pour une sortie abrupte de la vie. Mais lancinant paradoxe d’une époque aussi. Voici mon message à ses semblables qui survivent toujours:

    http://ysengrimus.wordpress.com/2008/08/31/un-narcissisme-masochiste-ou-plutot-un%E2%80%A6-un-hedonisme-contraint/

    Et surtout, vivez, je vous en supplie, vivez.
    Paul Laurendeau

  2. Karine dit :

     
    LECTRICES RECHERCHÉES
     

     

     

     

     
     

    Pour une étude sur les personnages de femmes représentés dans cinq récits d’autofiction :

    Borderline

     
    et La Brèche de
    Marie-Sissi Labrèche
    Putain

     
    et Folle de
    Nelly Arcan
    Le dégoût du bonheur

     
    de
    Mélikah Abdelmoumen
    Bonjour,
    Je suis étudiante à la maîtrise en communication à l’Université de Sherbrooke. Mon mémoire porte sur les personnages de femmes représentés dans cinq récits d’autofiction et sur la perception qu’en ont les lectrices qui font partie de la « génération X ».

    Je suis donc à la recherche de femmes de 29 à 50 ans pour connaître leurs opinions sur les récits en question, soit

     

     
    Borderline et La Brèche de Marie-Sissi Labrèche, Putain et Folle de Nelly Arcan et Le dégoût du bonheur de Mélikah Abdelmoumen
    . Que pensez-vous des auteures, de leurs oeuvres et des personnages qu’elles mettent en scène? C’est ce que je cherche à connaître dans le cadre de ma maîtrise.
    Je souhaite réaliser des groupes de discussion ou entretiens collectifs. Ce type d’entrevue se veut convivial. Il ne s’agit

     

     
    pas
    de réfléchir sur la valeur littéraire des récits, mais de discuter des thèmes qui y sont abordés et qui vous ont touchées. Vous aurez ainsi la chance d’échanger sur des sujets qui vous intéressent avec d’autres femmes de votre génération.
    Pour participer, vous devez avoir déjà lu (dans le passé) au moins un des cinq livres à l’étude. Vous aurez quelques semaines pour lire un autre titre de votre choix avant la tenue du groupe de discussion auquel vous serez conviée, lequel se tiendra

     

     
    dans la région de Montréal entre la mi-juin et la fin juin
    .
    Vous êtes intéressée? Je serais heureuse de vous donner tous les détails et de répondre à vos questions. Vous pouvez communiquer avec moi à l’adresse courriel suivante :

     

     
    karine.bellerive@usherbrooke.ca
    .
    Au plaisir de vous entendre,
    Karine Bellerive

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