L’ouragan Irène: hystérie collective alimenté par les médias

L’ouragan Irène: hystérie collective alimenté par les médias

28 août 2011 0 Par Jean Francois Cloutier

Mise à jour: 5 août, 2016 @ 22:38

Il va sans dire que ce week-end tourne toute autour de L’ouragan Irène, et ce, partout dans les médias. Ceux qui regardent les nouvelles sont au courant de tout, de comment l’eau peut se déplacer à la manière dont le vent peut faire tomber des arbres.

irene ny

Dans certains cas, ces histoires se sont terminées tragiquement avec perte de vie ou destruction de maisons. Toutefois, les médias – toutes les médias: diffusion, imprimée et sociale (RDI, LCN, Journal de Québec, de Montréal, La presse, Le Devoir, etc..) – ont généré une hystérie collective sur un ouragan qui est finalement devenu une modeste tempête tropicale, très peu destructrice.

Peut de gens ont mieux expliqué la situation que le fondateur de Gawker, Nick Denton sur Twitter: “Le vrai vortex de l’ouragan Irene: la boucle rétroactive entre les médias traditionnels et sociaux. Un hype alimentant le hype.”

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Alors les nouvelles devenaient de plus en plus intenses au fur et à mesure que l’ouragan approchait, il y avait une crainte compréhensible et finalement, un plan de marketing astucieux pour vous garder captif.

Alors que l’ouragan a causé de graves dommages physiques le long de la côte Est, son impact a été atténué grâce à la prévoyance gouvernementale et civile et l’action préventive. Pour cela, de nombreuses organisations et individus doivent être salués. Il est toujours mieux d’être plus préparée qu’insuffisamment préparés.

L'ouragan Irène: hystérie collective alimenté par les médias

Cependant, les médias ne sont pas parmi ceux qui doivent recevoir les éloges. Ils ont saisi l’opportunité d’un désastre potentiel et de peur intense, en espérant qu’un rappel constant du danger qui arrive allait attirer plus de téléspectateurs ou de lecteurs (et les garder).

Avec des centaines de milliers de gens coincés dans leurs maisons, il reste à voir combien d’entre eux vont regarder les nouvelles tout la soirée, sans interruption. Ce qui est évident c’est que la décision des médias d’hypnotiser les gens coincer à la maison avec des images sans fin de tempête, des analyses de son impact potentiel et ainsi de suite, pour alimenter une panique, n’est pas très judicieux de leur part.

Encore une fois, il n’y a rien de mal à prendre des précautions, mais les médias on provoqué une certaine panique, il n’ya aucun doute avec la diffusion non-stop d’information sur Irene.

Alors que les médias de nouvelles doivent informer le public – c’est leur travail après tout – combien d’histoires ont parlé du ralentissement de l’ouragan? Cela ne veut pas dire que Irène est une petite histoire. Elle doit jouer un rôle important dans tous les journaux télévisés et mise à jour régulièrement, mais pas d’une façon sensationnelle.

Les médias vont au-delà de ça avec leurs couvertures 24 heures, Twitter a été envahi par Irène et même les sites Web pour de journaux internationaux comme The Guardian faisant de l’ouragan leur histoire principale. Cette crainte ne s’est pas seulement étendue plus loin et plus vite que nécessaire, mais a dévalué toutes les autres nouvelles, à la fois à travers le globe et à travers le pays.

Appelez-les sans pitié, mais la primauté donnée à une catastrophe dans un monde de catastrophes perpétuelle – pour ne pas mentionner le manque d’intérêt pour plus d’histoires positives – est renforcée par une vision à court terme et en même temps l’Amérique sombre toujours plus profonde dans le pessimisme.

L'ouragan Irène: hystérie collective alimenté par les médias

Source: Thewrap