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D’American Horror Story à The Walking Dead : comment l’horreur a conquis Hollywood

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Cet article est une traduction intégrale d’un texte de The Hollywood Reporter</em>

Quelle est la nouvelle peur en ville ? Cette terreur change la donne avec des succès télé qui fracassent des records et des films peu dispendieux qui créent l’événement (selon Ryan Murphy) sur les réseaux,ce qui rehausse le genre avec la présence de vedettes nommées pour des Oscar (telles Julianne Moore et Jessica Chastain) et imprime de l’argent. «Nous n’arrêtons pas de nous demander : L’engouement est-il terminé ?’».

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La remorque du maquillage sur le plateau d’American Horror Story : Coven contient un tableau blanc avec des instructions indiquant comment obtenir le look parfait des morts-vivants appelés par Marie Laveau, une vraie prêtresse vaudou du 19e siècle interprétée par Angela Bassett. «Un ton de sang/d’ecchymose vieillis autour des plaies. Du noir aux endroits pourris. Du jaune vif pour créer des écoulements.»

En ce vendredi de la fin du mois de septembre, 13 maquilleurs ont passé presque cinq heures à transformer une horde d’acteurs en morts-vivants grotesques pour une scène culminante de «Burn Witch Burn», le cinquième épisode de la troisième saison de la franchise gothique kitsch de FX lauréate d’un Emmy). Taissa Farmiga, dont le personnage de fantôme de chevrons a été révélé dans la saison un, répète une scène où elle emploie une scie à chaîne pour déployer les zombies avec une danse de la mort finement chorégraphiée (et terriblement sanglante). Pendant qu’elle se pratique à balancer une scie sans lame, un accessoiriste demande s’il est le temps d’amener la vraie. «Nous voulons certainement une lame sur la scie à chaîne», répond le réalisateur, Jeremy Podeswa. «Une lame ensanglantée.»

Quand les zombies grognants avancent vers Farmiga, Podeswa regarde la caméra et lance: «C’est une belle émission familiale.»

De plus en plus, c’est le cas. L’horreur, jadis un domaine de niche, est en plein essor au cinéma et à la télévision. Bien que le genre ait une riche histoire à Hollywood – de la fin des années 50 au début des années 80 sont parus des classiques tels que Rosemary’s Baby, The Exorcist, The Shining et des séries télé comme The Twilight Zone, l’horreur n’a jamais été représentée aussi largement (et n’a jamais été aussi profitable) qu’aujourd’hui. Au cinéma, le genre est un couperet tranchant les quatre quadrants du public à une fraction du coût d’un film locomotive typique et peut être transformé en série ainsi qu’exporté partout sur le globe. Les studios se ruent pour approuver de nouvelles franchises potentielles, et des célébrités d’envergure ayant déjà évité le genre y trempent leurs pieds bien entretenus. «De plusieurs manières, l’horreur est le genre le plus en vogue», affirme Jason Constantine, le président des acquisitions et des co-productions chez Lionsgate. «Il peut être produit de manière rentable, attirer certains des cinéastes les plus talentueux, et il est populaire avec les hommes et les femmes peu importe l’âge, ainsi qu’avec le public afro-américain et hispanique.»

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À la télévision comme au cinéma, le genre est capable d’appâter les femmes et les hommes ainsi que des jeunes téléspectateurs lucratifs; et plus c’est sanglant, plus c’est mieux, on dirait. La saison quatre de The Walking Dead à AMC a débuté le 13 octobre 2013. Elle est l’émission la mieux cotée chez les 18 à 49 ans (la finale de sa troisième saison a attiré 12,4 millions de téléspectateurs au total) malgré un déluge de décapitations et d’empalements. American Horror Story, produit par Ryan Murphy et Brad Falchuk, avec ses scènes qui repoussent les limites avec des lobotomies et des sondes anales d’extra-terrestres, a remporté plus de nominations pour un Emmy en 2013 (17) que n’importe quelle autre émission. La dramatique de tueur en série de FOX, The Following, où les victimes sont régulièrement éborgnées, était la nouvelle émission numéro un de la saison dernière.

A&E a eu du succès avec la série prologue de Psycho, Bates Motel. Puis, NBC, qui a eu un succès modeste le printemps dernier avec Hannibal, a lancé Dracula le 25 octobre dernier, une série dite une grande priorité pour le président Bob Greenblatt, et qui est promue comme une dramatique au sens large. Le 11 mai 2014, Showtime a dévoilé Penny Dreadful, une série à suspense psycho-sexuel et d’horreur écrite et produite par John Logan, nommé pour un Oscar, et dont les deux premiers épisodes ont été réalisés par Juan Antonio Bayona (The Impossible). Des versions adaptées en série de The Exorcist et d’American Psycho sont sur les planches. Même ABC Family, destinée aux ados, tourne autour du genre avec The Final Girls, qui mettrait à l’affiche Jamie Lee Curtis, l’héroïne d’Halloween en 1978, dans le rôle d’une sorte de matrone pour un groupe d’adolescentes ayant survécu à leurs propres histoires d’horreur. «Il y a une longue tendance chez le jeune public à affluer vers les films d’horreur», pense Nick Grad, le président de la programmation originale de FX Networks et FX Productions. «Pour nous, le genre offre quelque noise de voyant qui a beaucoup de viande autour de l’os à vendre.»

Fait révélateur, la catégorie la mieux cotée d’American Horror Story était celle des femmes de 18 à 34 ans, convoitée des publicitaires (une cote de 3,8). «Cette saison a été conçue pour être un peu plus amusante, et pour inviter (encore plus) spécifiquement les femmes à la fête», dit Murphy de l’émission à thématique de sorcellerie, Coven. Toutefois, aucune catégorie n’est hors-limites pour l’horreur. «Aujourd’hui, ce que je trouve un peu troublant, c’est que nous savons que des gens de 70 ans regardent The Walking Dead, et que d’autres de 10 ans aussi», déclare Sharon Tal Yguado, vice-présidente déléguée chez Fox International Channels, qui distribue Walking Dead à l’échelle mondiale.

Au même moment, en 2013, il y a eu plus de films d’horreur parmi les films ayant fait le plus de recettes que jamais auparavant. Comme les studios croulent sous les pressions croissantes de réduction de coûts après un été d’échecs à gros budget, plusieurs de ces films d’horreur à succès sont faits avec moins d’argent que les salaires de certaines grandes vedettes. The Conjuring, par Warner Bros/New Line, est basé sur une histoire vraie à propos d’enquêteurs du paranormal engagés pour aider une famille terrorisée par une présence sombre sur leur ferme, et il n’a coûté que 19 millions de dollars et encaissé plus de 300 millions partout dans le monde l’été dernier. Le film a écrasé son concurrent qui débutait la même fin de semaine, R.I.P.D., mettant à l’affiche Ryan Reynold et Jeff Bridges et ayant un budget de 130 millions de dollars. Quatre autres sorties dans la dernière année ayant été faites avec moins de 20 millions ont dépassé la marque du 85 millions en recettes sur le globe : Mama and The Purge chez Universal, la nouvelle adaptation d’Evil Dead de TriStar, et Insidious: Chapter 2 de FilmDistrict. L’hybride d’horreur de janvier 2013, Warm Bodies, a coûté 35 millions et a fait 117 millions de dollars en recettes dans le monde entier. Malgré son coût élevé, le film de morts-vivants de Brad Pitt World War Z a dépassé les attentes en récoltant plus de 540 millions de dollars dans le monde, tout comme l’a fait le mélange d’horreur et de comédie à budget moyen de Seth Rogen, This Is The End (122 millions de dollars). «Il est difficile d’atteindre un chiffre comme 300 millions avec un public limité aux adolescents», avoue le patron de New Line derrière le succès de The Conjuring, Toby Emmerich. «Un film peut seulement obtenir un succès pareil quand les quatre quadrants démographiques du public y sont.»

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En effet, par le passé, les films d’horreur étaient typiquement conçus et imaginés pour les adolescents blancs. Désormais, les femmes et les Latinos mettent de l’huile sur le feu. Les femmes représentaient 56% du public ayant vu Purge dans la fin de semaine de sa sortie. Pour Mama, les femmes et les jeunes adolescentes représentaient un énorme 61% du public de la fin de semaine de sortie du film , qui a rapporté 32 millions de dollars, et les Latinos, un époustouflant 47% du total. The Conjuring a penché vers un public plus vieux : 60% du public à la sortie avait au-delà de 25 ans et 53% étaient des femmes. Sans dépendre d’adolescents capricieux, le film classé R a été à l’affiche en juillet et en août. «Ce qui est nouveau, c’est que ça n’a plus rien à voir avec le jour de sortie», déclare Simon Oakes, le vice-président d’Exclusive Media et le président et PDG d’Hammer, qui a produit le film d’horreur avec Daniel Radcliffe, The Woman in Black, en 2012 (128 millions de dollars en recettes dans le monde). Le film Paranormal Activity: The Marked Ones de Paramount (sorti le 3 janvier), le troisième de la série, visera le public hispanophone avec une distribution latine et une histoire à propos d’une recherche catholique sur un objet soi-disant démoniaque. «Nous nous sommes rendus compte que ce segment du public était le partisan le plus loyal de ces films», a lancé le président de Paramount Film Group, Adam Goodman.

Les graines de la floraison cinématographique ont été plantées en 2002 quand le film au budget d’1,5 millions d’Eli Roth, Cabin Fever, a récolté 31 millions dans le monde pour Lionsgate, ce qui en a fait le premier film d’horreur coté R à jouer sur plus de 2 000 écrans. Ensuite, le studio indépendant a touché le gros lot avec le réalisateur de The Conjuring, James Wan et son film à micro-budget Saw, qui a rapporté au-delà de 100 millions de dollars partout dans le monde et a engendré sept suites en sept années consécutives, un exploit inégalé, avec des recettes totalisant 873 millions. «Cabin Fever a aidé Saw, et Saw 2 a aidé Hostel», maintient Roth. «Hostel a aidé The Hills Have Eyes. Chaque succès a aidé l’autre et a contribué au genre.»

En 2009, Paranormal Activity a pris place dans un genre nouveau et particulièrement lucratif, celui de l’horreur à caméra main libre. Le film, fabriqué avec seulement 15 000$, a lancé une franchise dont les recettes sur quatre films ont totalisé 719 millions de dollars. Dans ce processus, il a fait de son producteur, Jason Blum, le premier magnat des films à micro-budget d’Hollywood. «Ce n’est pas la partie la plus sexy de l’industrie, et c’est ce que j’aime d’elle», affirme Blum, un ancien cadre de Miramax dont la compagnie Blumhouse Productions basée chez Universal est derrière Purge, Insidious, et Sinister de Lionsgate l’an dernier. «On a aussi une liberté créative totale.»

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La formule Blum est de dépendre de vedettes acceptant de travailler pour peu d’argent afin de recevoir un gros retour. Ethan Hawke n’a pris presque aucun sou d’avance pour Purge, et des sources indiquent qu’il a finalement récolté un salaire au milieu des sept chiffres. «Blum a une chaîne de montage de grande qualité et a compris comment trouver des histoires ayant soit un thème universel ou un concept vendable», a dit Peter Schlessel, PDG de FilmDistrict et bientôt de Focus Features qui a travaillé avec Blumhouse sur Insidious.

Maintenant, pratiquement tous les studios sont dans le monde du film d’horreur à petit ou micro budget. Chez Paramount, Friday the 13th, Scouts vs. Zombies, et un sixième opus de Paranormal, Paranormal 5 sont dans les plans. Universal transforme Purge en série et monte en puissance le film d’horreur produit par Blum sur l’auto-stop avec Julianne Hough. New Line veut Wan pour une suite à The Conjuring qui devrait être en salle en 2015. FOX a terminé récemment The Pyramid (autrefois Site 146), un film sur une expédition archéologique ayant tourné au vinaigre. La rumeur circule que Sony a un projet secret nommé Dracula and Van Helsing, dont la production serait assurée par Joe Roth et le réalisateur Louis Leterrier. De plus, le prochain film de Scott Derrickson (Sinister), Deliver Us from Evil, sortira le 2 juillet 2014. 16, 2015.

Bien que le mois d’octobre de l’an dernier ne comporte qu’une seule sortie du genre de l’horreur, la nouvelle adaptation de Carrie par MGM le 18 octobre 2013, l’année 2014 a huit films du genre en lice, dont trois en janvier : Paranormal Activity: The Marked Ones, le film avec des clichés retrouvés de FOX Devil’s Due et I Frankenstein de Lionsgate. 24). L’horreur est maintenant une industrie à longueur d’année au cinéma, elle ne se restreint pas à l’Halloween (bien que le mois d’octobre nous ait donné Dracula Untold par Universal et le Frankenstein de FOX). En fait, le genre est devenu un des meilleurs moyens de défense contre le piratage, compte tenu que la plupart des gens préfèrent vivre l’expérience des films d’horreur dans une foule, en se nourrissant des cris et des hurlements des spectateurs de cinéma plutôt que de les regarder à la maison, seuls et terrifiés. Joe Pichirallo, le patron du Département de cinéma et de télévision de NYU et ancien cadre de Searchlight chez Fox, croit ceci : «Les gens veulent vivre une expérience émotive imprévisible quand ils voient un film au théâtre, et l’horreur est particulièrement apte à fournir cela.

Par ailleurs, avec la croissance du genre dans les marchés internationaux clés, le Royaume-Uni, la France, la Russie et l’Amérique latine, les agents de vente internationale encaissent. «Nous nous demandons constamment, est-ce que l’engouement est terminé ?», avoue Stuart Ford d’IM Global, qui a produit ou financé une douzaine de titres à travers son étiquette Octane, dont les Paranormal, Insidious et Sinister de Blum.

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Il semblerait que non. Jadis considéré peu prestigieux ou interdit, le genre de l’horreur attire les vedettes. Jon Rubinstein, dont la cliente Vera Farmiga (la soeur de Taissa) a pris part dans un jeu double télé-cinéma dans le genre avec The Conjuring et Bates Motel, affirme qu’il était sceptique à propos de l’intérêt de sa cliente envers l’horreur avant qu’il ait constaté la qualité des scripts. Plusieurs représentants de talents ont identifié le rôle de Nicole Kidman dans l’acclamé The Others en 2001 comme un point tournant. Natalie Portman a remporté l’Oscar de la meilleure actrice pour Black Swan en 2010, et celui-ci devait ses recettes de 329 millions de dollars à sa promotion en tant que film d’horreur. La tête d’affiche de Mama, Jessica Chastain, nommée deux fois pour un Oscar, a dit qu’elle avait choisi spécifiquement le genre pour éviter d’être cataloguée. L’actrice prestigieuse Julianne Moore interprète la mère atteinte de maladie mentale dans Carrie.

«Nous entendons souvent de la part des agents, est-ce que c’est «élevé» ?», confirme le partenaire de Good Universe/Ghost House, Nathan Kahane, qui produit une adaptation de Poltergeist avec le réalisateur nommé pour un Oscar, Gil Kenan. «C’est le nouveau mot à la mode dans l’horreur.»

Malgré le matériel mis à jour, une partie de l’intérêt, bien sûr, est la récompense potentielle; un retour aux profits d’aubaines finaux à une époque où les studios les distribuent rarement. Wan, qui enchaîne The Conjuring avec le film à méga budget Fast & Furious 7 pour lequel il gagnera 1,75 millions de dollars, pourrait en fait recevoir une baisse de salaire. Wan explique: «Généralement, les films d’horreur sont ceux où l’on a une plus grande part du gâteau.»

En marchant autour du plateau animé d’American Horror Story, il est difficile de croire que jusqu’à récemment, les abrégés de film d’horreur étaient moqués dans les réunions des réseaux de télévision. Quand le président de FOX Kevin Reilly était à NBC, il a fameusement passé sur The Walking Dead. Aujourd’hui, l’émission est diffusée dans 133 pays, incluant le Yémen, la Bolivie, le Mexique, et partout en Europe. Chez Universal Television, Grimm est premier dans sa case horaire en Espagne et en Australie, et bien qu’Universal ait typiquement vendu des émissions après leur début aux États-Unis, Dracula a déjà été vendu à plus de 174 territoires avant sa sortie.

Demandez aux cadres et aux auteurs-producteurs pourquoi l’horreur est devenu aussi populaire, et ils vous citeront des changements culturels permettant à des émissions comme AHS, et même à des dramatiques sur les chaînes généralistes telles que The Following et Hannibal à élargir les limites de la violence acceptable. «Cette ligne bougera plus notre culture croîtra et nous développerons une tolérance à plus de formes d’horreur à l’écran», dénote l’auteur-producteur d’Hannibal, Bryan Fuller. «Pour moi, il est toujours important, lorsqu’on fait quelque chose d’horrible ou de mutilateur, d’y trouver une sorte de beauté.» Le créateur de The Following, Kevin Williamson (Scram, I Know What You Did Last Summer) a ajouté : «Ce n’est pas comme si j’avais l’intention de faire une émission violente. Cependant, je voulais vraiment faire une émission effrayante. Je voulais qu’elle soit tendue, et je voulais que vous soyez nerveux et au bout de votre siège. Je ne pensais pas que c’était viable à la télévision.»

Les chiens de garde pourraient ne pas aimer les nouveaux standards (le «Parents Television Council» a donné à Asylum son prix de «la pire émission de télévision de la semaine» pour l’épisode de Noël de 2012, «Unholy Night». Toutefois, le public, qui a eu un aperçu de violence dans les crimes explicites des dramatiques telles que C.S.I., trouvent leur compte dans les effets sursautants dignes d’un film. «Tout le monde aime être effrayé comme tout le monde déteste l’être», observe Julie Plec, qui a adapté The Vampire Diaries avec Williamson et dont le maître de l’horreur, Wes Craven, est le mentor. «Wes disait avant : ‘Tout est dans la sortie’. Tout le monde veut sortir ce qui s’est accumulé en eux, que ce soit un rire ou un cri.»

Ajoutant à la viabilité du genre sont les avancées technologiques et la vraisemblance sanglante offerte par les maîtres prothésistes tels que Eryn Krueger Mekash d’AHS et Greg Nicotero de The Walking Dead. «L’exécution des effets spéciaux (en infographie) est beaucoup plus efficace maintenant», mentionne Bela Bajaria, vice-productrice déléguée chez Universal TV. «Il y en a plus de disponibles pour nous. Ce n’était pas le cas il y a sept, huit ans.»

Les effets spéciaux en images de synthèse peuvent ajouter des frais de 100 000 $ à 200 000 $ au budget d’épisode d’une émission. Des prothèses à grande échelle comme elles de The Walking Dead et d’AHS coûtent typiquement beaucoup plus et prennent plus de temps. Coven coûte près de 4 millions de dollars par épisode tandis que Walking Dead s’inclina avec un budget d’épisode de 3,4 millions pour sa saison un; les charges d’amortissement ont abaissé le budget actuel à environ 3 millions. (Une dramatique typique de chaîne généraliste coûte environ 3 millions par épisode.)

Toutefois, la violence détaillée et les moments choquants se prêtent à la tournure en évènement et au visionnement communautaire sur les réseaux sociaux. Selon Bluefin Labs, la première de la deuxième saison de The Walking Dead a rassemblé 82 000 commentaires de 57 000 personnes sur les réseaux sociaux . «Il y a certainement une expérience commune avec ces émissions», croit Bajaria. «Ce moment de : ‘Merde, t’as vu ça ?’ C’est très répandu chez les émissions avec une communauté de fans très dévouée.»

Il est plus d’une heure du matin sur le plateau de Coven, et les morts-vivants ont été déployés par Farmiga et sa scie à chaîne, pour la plupart, Une femme est étendue sur le sol avec un capuchon vert sur la tête; elle n’aura plus de tête en post-production. Un membre de l’équipe des prothèses place un modèle de sa tête sur le sol et vaporise de faux sang les bords déchirés lorsqu’elle a été séparée de son corps. «Pouvons-nous rapprocher un peu plus la tête du corps ?» , demande le réalisateur, Podeswa.

Le genre de l’horreur tend à être cyclique, ce qui pousse les initiés à se demander quand le boum actuel éclatera. «S’il y a une tendance en cours, c’est que l’horreur s’éloigne de la violence explicite et se approche davantage du surnaturel», croit Blum. «Le surnaturel joue plus large et se rattache plus aux publics latino-américain et féminin.» Cependant, certains se demandent si les ruses actuelles vont se faire vieilles, une chose dont Hollywood, malheureusement, est trop conscient. «Kevin a fondé une franchise entière, Scream, sur cette seule prémisse», dénote Plec. «Si vous dites : ‘Je reviendrai bientôt’, vous serez le prochain à partir.»

Pamela McClintock, Lesley Goldberg et Rebecca Sun ont contribué à ce rapport.

Source: The Hollywood Reporter

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Annabelle Thibault

Annabelle Thibault

Je suis traductrice et rédactrice d’articles dans les domaines de la télévision et du cinéma. Les traductions que je publie ne reflètent pas nécessairement ma pensée.

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