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Le front médiatique

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1er mai, date fatidique. Au Québec, les syndicats déclenchaient une «grève sociale» aussi éphémère qu’insignifiante, alors que les étudiants militants vibraient d’espoir à l’idée d’un soubresaut possible de leur mouvement raté.

En France, comme un peu partout dans le monde occidental, le 1er mai est également synonyme de fête des travailleurs. Chaque grande mouvance politique célèbre à sa façon. La gauche de la gauche, portée par le Front de Gauche et le Nouveau Parti Anticapitaliste, qui râcle présentement le canniveau dans les sondages, espérait probablement souffler sur les braises d’une quelconque révolte pseudo-ouvrière, espérée essentiellement et ironiquement par des bobos et autres gosses de riches n’ayant jamais croisé le désespoir dans la rue.

Les partis de l’establishment, quant à eux, se flattaient l’égo électoraliste, espérant probablement grapiller des voix en faisant le beau devant les ouvriers pendant 24 heures.

Puis il y avait le Front National, «bête immonde» honnie tant par les médias que par tous les autres partis. Mouvement fondé par Jean-Marie Le Pen, dans les années 70, avec un salmigondis de négationnistes, néofascistes et nostalgiques du régime de Vichy, le parti de droite populiste s’est embarqué, depuis le début des années 2000, dans une vaste opération de dédiabolisation, se débarrassant notamment de ses éléments racistes et antisémites. Le FN tenait, lui aussi, un défilé du 1er mai.

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Première source de tracas: avant même que Marine Le Pen, présidente du parti depuis 2011, ne puisse prendre la parole, son père, Jean-Marie, fondateur et maintenant président d’honneur du parti, montait sur scène et volait la vedette sa fille de façon impromptue, sous un accueil mitigé: certains l’acclamaient avec enthousiasme, d’autres restaient les bras croisés, perplexes.

Deuxième source de tracas: les Femen, ces gentilles féministes au sens du spectacle inégalé, hissaient des bannières nazies arborant les mots «Heil Le Pen» et faisaient des saluts hitlériens du haut d’un balcon adjacent à la scène sur laquelle Marine Le Pen avait entamé son discours.

Puis vint le Petit Journal, organe de propagande de la gauche bobo parisianiste, qui s’infiltrait dans le défilé et harcelait des représentants du Front National, parmi lesquels se trouvait Bruno Gollnisch, candidat défait à la présidence du FN en 2011.Excédé par les actes outranciers des pseudo journalistes de ce très petit journal télévisé, il pétait les plombs devant caméra, permettant à nos gentils amis de Mélenchon d’en faire leur «top story» de la semaine.

Or, comme l’expliquait Florian Philippot dans cet extrait d’interview, les pseudo-journalistes de ce très petit journal étaient loin d’être les victimes que l’on croyait:

Au Québec, certains internautes plus au fait de l’actualité française, souvent plus près de la gauche que de la droite, criaient au scandale. Ironiquement, il s’agissait des mêmes qui ne voyaient absolument rien de mal à ce que les crapules de l’ASSÉ harcèlent et agressent de vrais journalistes, durant les occupations de l’UQÀM et du Cégep du Vieux-Montréal.

En France ou au Québec, c’est toujours la même chose: les forces du véritable non-conformisme politique doivent constamment nager à contre-courant, dans un tsunami permanent d’attaques mesquines et de provocation puérile.

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Evan J. Demers

Evan J. Demers

Né à Montréal, en 1985, je suis titulaire d'un baccalauréat de l'Université du Québec à Montréal en Animation et Recherche Culturelles. Je suis aussi et surtout chanteur métal, parolier, passionné de musique, de culture populaire, de politique, d'enjeux sociaux et d'humanité.

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