Lights Out – Critique du film produit par James Wan

Lights Out – Critique du film produit par James Wan

21 juillet 2016 1 Par Louis-Philippe Coutu-Nadeau

Mise à jour: 5 août, 2016 @ 19:24

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Quelle meilleure façon de visionner un film d’horreur qui porte un titre pareil que de s’enfermer dans l’obscurité d’une salle de cinéma, alors qu’il n’y a aucune télécommande à portée de main pour arrêter la projection, l’accélérer ou la mettre sur pause!

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James Wan (Furious 7, The Conjuring 2) a fait pour David F. Sandberg la même chose que Mark Burg (John Q, Bill Durham) a fait pour lui, à savoir permettre à un jeune réalisateur de faire de son court métrage un long métrage en le produisant et lui laisser les rênes de la réalisation. Une occasion en or, quoique aussi un juste retour de l’ascenseur. Saw et Lights Out ont donc cela en commun.

Rebecca (Teresa Palmer), une jeune femme ayant longtemps lutté contre sa peur du noir, quitte enfin la maison pour voler de ses propres ailes. Elle est persuadée de laisser également derrière elle ses frayeurs enfantines. Or, son demi-frère Martin (Gabriel Bateman) est à son tour victime des terribles phénomènes inexpliqués. Une entité inquiétante vient de refaire surface, et cette chose semble mystérieusement liée à leur mère biologique, Sophie (Maria Bello). Lorsqu’elle était enfant, Rebecca n’était jamais vraiment certaine de ce qui était réel. Mais à présent qu’elle est sur le point de découvrir la vérité, elle voit bien que leurs vies à tous sont vraiment menacées… une fois les lumières éteintes.

C’est en 2013 que Sandberg a réalisé ce qui allait devenir, trois ans plus tard, un film d’horreur sur grand écran. Un premier projet de cette envergure d’ailleurs. Le protégé de Wan a tellement fait du bon boulot avec Lights Out qu’il s’est vu confier la réalisation d’Annabelle 2 dont la sortie est prévue le 19 mai 2017.

Gabriel Bateman et Teresa Palmer dans Lights Out.

Gabriel Bateman et Teresa Palmer dans Lights Out.

Teresa Palmer (Warm Bodies, I Am Number Four, Point Break) et Gabriel Bateman (Annabelle) défendent bien les rôles de Rebecca et Martin. Ils s’en sortent sain et sauf tant dans le film (est-ce une surprise?) que dans leur performance.

La palme revient toutefois à Maria Bello (Prisoners, A History of Violence, Payback) qui interprète la mère dérangée. Chacune de ses présences hausse la tension d’un cran tellement elle trouve le parfait équilibre entre folie et lucidité. Quant à Alexander DiPersia (I Am Legend), qui prête ses traits au petit ami Bret, il apporte juste la bonne dose d’humour entre chaque moment de suspense.

À noter que Lotta Losten, qui joue Esther, tenait le rôle principal dans la version de trois minutes. Une belle pensée de Sandberg envers celle a donné vie au personnage de son scénario original.

Lotta Losten jouait le rôle principal dans le court métrage Lights Out en 2013.

Lotta Losten jouait le rôle principal dans le court métrage Lights Out en 2013.

Pour Lights Out, Wan a réuni d’anciens collaborateurs comme le directeur de la photographie Marc Spicer (Furious 7), la directrice artistique Jennifer Spence (Insidious: Chapter 2), le monteur Kirk M. Morri (Furious 7, The Conjuring, The Conjuring 2) ainsi que la conceptrice de costumes Kristin M. Burke (The Conjuring, The Conjuring 2, Insidious). C’est dire combien Sandberg était bien entouré!

J’aime quand un concept original appuie le propos du film, autrement dit quand la forme est au service du contenu. C’est le cas ici. L’idée qu’une créature ne surgisse que dans la noirceur et qu’un simple interrupteur la fasse apparaître/disparaître est géniale, ouvrant le champ des possibles en termes d’éclairage et de cadrage. Les chandelles, les lampes de poche et les tubes fluorescents deviennent donc des armes plus efficaces que les ampoules instables.

Un bémol toutefois concernant la fameuse créature. Désarticulée et squelettique, elle semble sortir tout droit de films d’horreur tels que The Ring ou [REC], lesquels sont très inférieurs à Lights Out sur à peu près tous les points. Qui plus est, cette créature recyclée reste plus terrifiante que redoutable avec un kill count très peu élevé.

Gabriel Bateman dans Lights Out.

Gabriel Bateman dans Lights Out.

Bref, Lights Out se doit d’être vu dans la noirceur. Il s’agit d’un film d’épouvante efficace qui n’a aucun temps mort. Sursauts et moments de tension sont garantis, au point où certains spectateurs pourraient devenir achluophobe, voire nyctophobe!

Verdict : 8 sur 10