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Taverne les Torchés: quand un fait divers devient une chasse aux sorcières

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Autrefois, lorsqu’une personne commettait une faute, même grave, elle présentait ses excuses sincères, on lui pardonnait et on passait à autre chose.

Or, à l’ère des réseaux sociaux et de l’indignation perpétuelle des SJW, il semble qu’une régression généralisée soit en train de s’opérer, nous renvoyant ainsi à l’époque des chasses aux sorcières et des tribunaux populaires du Far West.

chasse aux sorcières

Le co-propriétaire d’un bar montréalais ayant récemment tenu des propos jugés offensants à l’endroit d’un client appartenant à une minorité sexuelle vient de présenter ses excuses, sur la page Facebook de son établissement. L’affaire avait fait grand bruit, notamment à cause d’un article plutôt malhonnête paru dans Ricochet, un webzine de gauche faisant présentement l’objet d’une poursuite du chroniqueur Richard Martineau. Il semble que les gens de Ricochet, non contents de publier un article ordurier à propos du fameux scribe de l’empire Québécor, s’amusent également à fouiller les ruelles à la recherche de “délinquants du bon goût” à soumettre à la vindicte populaire.

Sur Facebook, au lieu d’accepter les excuses du propriétaire ou de boycotter individuellement le commerce sans se donner en spectacle, la foule s’acharne sur l’homme, l’insulte, le vilipende, l’ostracise. Certains vont même jusqu’à souhaiter la fermeture du bar en question, ce qui fait sans doute le bonheur des employés, pas tous de dangereux homophobes, qui y travaillent. Tout cela pour quelques paroles déplacées !

Le mot d’ordre semble être “pas de pardon pour les homophobes !”. Vraiment ? Les homophobes n’étant certainement pas la seule catégorie d’individus indésirables en société, doit-on procéder à partir de la même logique pour tous les types de parias sociaux, même ceux ayant commis des actes bien pires que proférer des insultes homophobes ? En tant que conservateur, je ne peux que me réjouir d’un tel durcissement de nos amis progressistes en matière de justice !

Richard Martineau

Richard Martineau

Dans les commentaires figurant sous le message d’excuses du tenancier de bar, on remarque également que toute personne faisant preuve de la moindre réticence à participer au lynchage avec enthousiasme, sans poser la moindre question, est automatiquement jugée coupable par association et se fait donc taxer d’homophobie. Après, en d’autres circonstances impliquant des crimes autrement plus graves, il y a fort à parier que ces gens nous enjoindront solennellement de ne pas procéder à des amalgames !

Cependant, au nom de la justice sociale, tout est permis: on peut se contredire allégrement, renier ses principes, faire preuve de la pire hypocrisie, être de mauvaise foi, etc. Tout passe, car on agit au nom du Bien ! On peut faire entorse à la décence la plus fondamentale, puisqu’on combat un “méchant”. En rendant impardonnable des écarts de langage, même isolés, visant des groupes sociaux que l’on sacralise et protège à outrance, en affublant des pires étiquettes toute personne s’étant rendue coupable d’un tel écart, on ennoblit ce qu’il y a de plus laid en nous. On fait porter à cette laideur le masque de la vertu.

C’est exactement le principe de la chasse aux sorcières !

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Evan J. Demers

Evan J. Demers

Né à Montréal, en 1985, je suis titulaire d'un baccalauréat de l'Université du Québec à Montréal en Animation et Recherche Culturelles. Je suis aussi et surtout chanteur métal, parolier, passionné de musique, de culture populaire, de politique, d'enjeux sociaux et d'humanité.

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