Betty Davis, la reine disparue du Funk sur Arte en mars

Betty Davis, la reine disparue du Funk sur Arte en mars

14 février 2018 0 Par Jean Francois Cloutier

Mise à jour: 14 février, 2018 @ 7:58

Diva survoltée du “Black Power” et épouse éphémère du grand Miles Davis, la très funky Betty Davis reste une énigme de la musique afro-américaine. Retour sur le parcours météorique d’une femme libre et artiste magnétique.

Betty Davis, la reine disparue

Betty Davis, la reine disparue
Pour la première fois depuis trente-cinq ans, Betty Davis sort de son silence. De sa voix grave, elle retrace avec émotion et pudeur son parcours météorique, sans toutefois jamais se montrer. Au travers de son témoignage et de celui de ses proches, Phil Cox signe en délicatesse un portrait intime de cette reine du funk.

“Il y a toujours eu un petit oiseau à l’intérieur de moi, mais c’est devenu un corbeau noir”. Longtemps oubliée avant de s’imposer comme un mythe, Betty Davis, sorte de Prince au féminin, a traversé et embrasé la scène de la musique soul-funk américaine dans les années 1970. Diva survoltée à l’allure follement sexy, cette enfant de Caroline du Nord, songwriter dans l’âme – premières chansons à 12 ans –, débarque à Harlem en pleine ébullition de la blaxploitation, et dynamite bientôt l’image de la femme artiste noire.

Betty Davis, la reine disparue du Funk

Coupe afro, bottes dorées et minishort à paillettes, l’ancienne mannequin, chanteuse et auteur-compositeur – elle écrit aussi pour The Chamber Brothers et The Commodores –, invente un funk sauvage et provocateur, incarnant à elle seule le credo “Black is beautiful”. Un soir au Blue Note, cette amie de Jimi Hendrix – dont elle figure une indocile petite sœur glam – et de Sly Stone croise Miles Davis. Coup de foudre et mariage. À sa nouvelle muse magnétique, le grand Miles fait découvrir Rachmaninov et Stravinsky, elle le libère et l’initie à la musique électrique et à l’excentricité. De courte durée, l’union torride marque un tournant dans la carrière du génial trompettiste, lui inspirant le culte Bitches Brew, tandis que la Nasty Gal (mauvaise fille) – titre d’un de ses albums – poursuit sa route explosive en solitaire, avant de disparaître des radars, dévastée par la mort d’un père adoré.

Betty Davis, la reine disparue du Funk Vendredi 9 mars 2018 à 22h55 ett en replay jusqu’au 15 mars 2018