Master Z: Ip Man Legacy – Critique du film de Yuen Woo-Ping

Quand l’Orient fait des pieds et des poings pour triompher sur l’Occident!

19 juillet 2019 0 Par Louis-Philippe Coutu-Nadeau

Mise à jour: 20 juillet, 2019 @ 5:34

Les États-Unis dictent un peu la manière de faire les films et beaucoup la manière de les rendre lucratif. C’est pourquoi l’annonce d’un spin-off de la saga Ip Man ne m’a pas surpris du tout, la Chine surfant sur cette vague populaire invitant à décliner n’importe quelle proposition scénaristique en plusieurs longs métrages.

Master Z: Ip Man Legacy

Master Z: Ip Man Legacy

Master Z: Ip Man Legacy raconte l’histoire 100% fictive de ce qu’il advient de l’ancien maître du wing chun Cheung Tin-chi (Jin Zhang) après sa défaite en huis clos face à Ip Man (une scène montrée dans Ip Man 3 en 2015). Michelle Yeoh (Crouching Tiger, Hidden Dragon), Dave Bautista (Guardians of the Galaxy Vol. 2) et Tony Jaa (Ong-Bak) comptent parmi les grosses pointures/jointures qui en mettent plein la vue afin d’offrir aux spectateurs leur dose de divertissement démesuré. Dommage toutefois que Jin Zhang n’ait pas le charisme d’un Donnie Yen : il peine à rendre crédible son personnage en dehors des scènes de combats qui rythment un résultat somme toute prévisible, résultat partageant d’ailleurs maintes similitudes avec le Rumble in the Bronx de Jackie Chan.

Master Z: Ip Man Legacy

Jin Zhang et Kevin Cheng sont respectivement Cheung Tin-chi et Tso Sai Kit dans Master Z: Ip Man Legacy.

La Chine démontre encore une fois sa supériorité sur Hollywood dans le registre des arts martiaux, et ce, par le truchement d’un affrontement final entre Jin Zhang et Dave Bautista symbolisant celui de l’Orient et de l’Occident. S’il est à la hauteur du duel opposant Donnie Yen à Mike Tyson dans le troisième volet de la franchise, il reste loin en deçà du duel emblématique par excellence : Bruce Lee contre Kareem Abdul-Jabbar dans Game of Death en 1978. La réalisation de Yuen Woo-Ping est plus que satisfaisante, lui qui se situe derrière une trentaine de titres dont Drunken Master sorti il y a plus de quatre décennies, soit la même année que le dernier film de Bruce Lee. À voir dans l’attente d’Ip Man 4

Verdict : 7,5 sur 10