DreadOut – Critique du film de Kimo Stamboel

Des cris, quelques crises, un seul kriss, mais aucun Christ!

20 juillet 2019 0 Par Louis-Philippe Coutu-Nadeau

Mise à jour: 20 juillet, 2019 @ 20:01

Le cinéma d’horreur m’a tellement déçu ces dernières années que je ne m’attendais à rien du film indonésien DreadOut présenté en première nord-américaine à Fantasia, surtout qu’il s’agit de l’adaptation cinématographique d’un jeu vidéo mal coté (et téléchargeable sur Steam depuis 2014). Devinez quoi? J’en ai encore des frissons. Dans le bon sens du terme!

DreadOut - Critique du film de Kimo Stamboel

DreadOut

C’est avec le trouillomètre dans le tapis que j’ai visionné ce film d’épouvante racontant l’histoire d’un groupe d’étudiants qui, par mégarde, ouvrent le portail d’une dimension parallèle, laquelle renferme des choses horribles qui repoussent les limites de l’entendement. La structure du récit respecte à la seconde près la bonne vieille règle des 30 minutes qui s’appliquait jadis aux longs métrages de 90 minutes (il est question de 97 minutes ici), à savoir de lancer l’intrigue au bout de 30 minutes et de la relancer de plus belle au bout de 60 minutes. Le résultat est haletant, les décors angoissants et les maquillages repoussants, ce qui surprend en sachant que le budget a été évalué à 690 000 dollars. Premier bémol : par moments, le jeu des acteurs manque de naturel devant toute la dangerosité de ces événements surnaturels!

DreadOut - Critique du film de Kimo Stamboel

Des victimes sans défense…

Le réalisateur Kimo Stamboel (Headshot) offre une sorte de plaidoyer à l’encontre des nouvelles technologies abrutissant les jeunes. En effet, l’envie d’utiliser un cellulaire pour se filmer en live dans un bâtiment abandonné l’emporte sur le gros bon sens, sans compter que le réseau plante constamment. Second bémol : la protagoniste ne cesse de recourir au flash photo de son cellulaire comme si c’était la seule arme de défense possible. C’est redondant et traduit un évident manque d’inspiration. Malgré cela, je me suis laissé emporter par cette fiction imparfaite que je vous recommande.

Verdict : 8,5 sur 10

DreadOut - Critique du film de Kimo Stamboel

… et une créature prête à tout!