Stereo Crashers : Une entrevue exclusive et un premier look dévoilé.

5 novembre 2022 0 Par Extreme Cinema Reviews

Nous sommes très heureux de vous présenter une entrevue complète, exclusive et inédite avec nul autre que Pierre De Suzzoni, réalisateur du film ultra-violent “Stereo Crashers” ambitieux et anticipée qui compte actuellement 21 dons en seulement 1 jour lui rapportant ainsi 3% de leur objectif Indiegogo pour un total de 2510$ Canadien sur un objectif de 67 292 !

L’histoire suit un homme à tout faire, Cristen Whitle, qui travaille pour une équipe de “Roller Thrash” underground entièrement féminine, les STEREO CRASHERS. Ce paria sombre dans la folie lorsque la “Thrash Girl de ses rêves” l’accuse d’agression sexuelle.

Le projet dispose de 43 jours restants avant de terminer leurs campagnes! 

Flyers exclusif de Stereo Crashers

Stereo Crashers

Stereo Crashers est un film parisien qui consiste à être un film qui nous offre un mélange juteux entre Gore, Slashers et film d’action et ce sans cgi ni fond vert ! Ce qui est plutôt impressionnant à regarder de nos jours dans l’industrie du cinéma. Sans plus tarder! Je tiens d’abord à vous remercier, Pierre de nous accorder l’exclusivité de cette entrevue ! 

 

Q: Comment allez vous ?

R: Bonjour, je vais très bien merci, même si la mise en place d’une campagne de financement participatif est assez exténuante. Chaque petite avancée compte, chaque contribution est une victoire lorsqu’on vient de nulle part et qu’on n’a pas de réseau. Mais quoi qu’il arrive, ce film se fera ! Et je remercie vraiment Extreme Cinema Reviews pour cette première interview, j’apprécie vraiment votre engagement et votre soutien !

Stereo Crashers

Q: Qu’est-ce que Stereo Crashers ?

R: Stereo Crashers est un slasher avant tout… puis un film de “sport du futur” dans le genre Rollerball… puis une petite histoire d’amour impossible, une romance à la Roméo et Juliette. Lorsque des personnages auxquels on s’est attachés, que l’on a aimé, se trouvent soudain en danger de mort, la tension ressentie du spectateur est démultipliée. Le tueur ne découpe plus de simples corps imbéciles mais des personnes réelles.

 

De plus, comme on est dans un film d’horreur, on sait que le genre sait aussi faire mourir les protagonistes. Je veux dire que l’on n’est pas dans Rambo où on se doute que malgré les dangers, le héros en sortira vivant. Stereo Crashers est une sorte de romance “slasherisée” avec de vrais moments d’amour et de gore intenses, avec des émotions et des scènes sanglantes vraiment généreuses. Mon idée est de vraiment respecter les amateurs du genre, tout en les menant vers “autre chose” que j’espère un peu original ; les dérouter un peu.

Q: Quel film est le plus terrifiant ou violent selon vous ?

R: Il y a un film qui est ma limite: A Serbian Film. Pour le reste, j’ai du mal à être impressionné. J’ai l’impression d’avoir perdu mon innocence d’adolescent lorsque les films de vendredi 13, Halloween et les adaptations cinématographiques de Stephen King me terrorisaient. Alors je dirais qu’aucun film d’horreur ne me fait plus sauter derrière le canapé. Dernièrement, j’ai trouvé que la scène de mutilation dans Terrifier 2 était bien réalisée. Les effets pratiques ultras bien réalisés alliés à un montage au cordeau qui semblent ne jamais s’arrêter dans le carnage m’en ont plutôt mis plein la vue. Les effets spéciaux pratiques sont irremplaçables de toute façon pour créer la peur et le choc. Je n’ai jamais cru aux zombies en 3D, ni au sang numérique. Désolé de ne pouvoir citer un film en particulier.

Q: Qu’est-ce qui vous a emmené à faire du cinéma gore ?

R: Deux choses : d’abord c’est mon genre favori (avec les comédies américaines haha). C’est le genre le plus complet pour s’amuser avec “la mise en scène” d’après moi, pour créer de la tension et de la peur. Il faut savoir doser le rythme, faire monter la pression, c’est une sorte de danse macabre avec le spectateur pour réussir à le terrifier. Et cela m’intéresse énormément. Ensuite, il faut bien l’avouer, le cinéma d’horreur/gore est celui qui se vend le mieux. Surtout lorsque l’on n’a qu’un micro-budget, c’est le genre le plus rentable il me semble, et le plus simple.

 

Stereo Crashers

Dernièrement nous avons eu Terrifier 2, pour le citer encore. Mais on a aussi eu auparavant La dernière maison sur la gauche de Craven, Paranormal Activity, Le Projet Blair Witch, Canibal Holocaust… des films qui ont pu expérimenter des choses nouvelles grâce au genre, et qui grâce à des scénarios et un marketing malins ont révolutionné l’industrie. Disons que le cinéma d’horreur/gore est le meilleur genre pour faire ses premiers pas, je pense, en tant que metteur en scène désargenté. Je voudrais personnellement rester dans le domaine encore longtemps. L’horreur me convient.

Q: Votre projet semble se dérouler dans une époque synthwave/80´s, qu’est-ce qui vous a emmenés à avoir cette atmosphère en particulier ?

R: J’ai tourné un film en 2011 qui utilisait déjà cette atmosphère “néon”. Pour Stereo Crashers, j’espère pouvoir dépasser cela, proposer quelque chose de visuellement original, le “néon” étant devenu un peu trop “mode” d’après moi (sans vouloir manquer de respect à personne.) Nous allons travailler avec Teddy Masson, mon chef opérateur, des ambiances improbables, psychédéliques, hors de la réalité, une sorte de réalité cachée, des non-dits.

Une façon de faire ressentir au spectateur que l’on est dans une sorte d’univers parallèles inquiétants où tout peut arriver, et où la vie, la mort ne tiennent qu’à un fils. Le fantastique peut surgir à tout moment, l’horreur peut sauter au visage à tout instant. Disons que l’esthétique, la direction artistique, ont toujours été très importante pour moi et doivent être au service de la narration, de la tension visuelle. Je pense toujours au spectateur en fait et ce qu’ils peuvent ressentir rien qu’en regardant une image.

Stereo Crashers

Q: Votre campagne sur Indiegogo fait mention d’ultra-violence. Après un film comme Terrifier 2, à quoi pouvons-nous nous attendre en niveau de violence et/ou effets spéciaux ?

R: Vous n’avez pas idée. Franchement, nous serons excessivement généreux. David Scherer, le maquilleur bien connu, maitre des effets pratiques gore, nous concoctera un festival horrifique comme rarement vous l’avez vu ! C’est à la fois très méchant, et bizarrement, en même temps, quelques spectateurs pourront en tirer des larmes. Nous avons imaginé des morts originales, vraiment originales qui, je l’espère de tout mon cœur, laisseront bouche bée les spectateurs.

 

Ce qui est affiché sur notre page de crowdfunding n’est qu’un aperçu. Quant à Terrifier 2, ce film m’a motivé à essayer d’aller plus loin dans le macabre encore haha. Mais je pense que là où l’on peut avoir un véritable impact, une différence, c’est l’attachement préalable et bien réel aux personnages du film. Certains mourront, d’autres pas…

 

Q: Vous mentionnez vouloir faire un film à 100% naturel en ce qui concerne l’éclairage, le contenu du film ainsi que ses effets pratiques, sans CGI ni Fond vert. Est-ce que la tâche se trouve à être plus difficile que prévu ?

Stereo Crashers

R: Pour moi la tâche est au contraire bien plus simple. Déjà, les actrices et acteurs jouent face à des choses bien réelles. On sait ce qu’on filme. On filme du réel. La partie difficile se trouve plutôt du côté de David, mais il nous a déjà livré des bouts de bras, de jambes, des têtes, des yeux arrachés, des mains et j’en passe, qui vont vraiment être impressionnants à l’écran. On a aussi des cascadeurs pour rendre tout cela très “physique”, pour ressentir les choses, la douleur derrière l’écran. Je crois que notre rôle de metteur en scène est de faire oublier que l’on est dans un film.

Q: Vous mentionnez des scènes de meurtres jamais vus auparavant et une scène finale difficile à oublier. Pouvez-vous élaborer sur la quantité de faux sang et d’effets spéciaux prévus à ces effets et pour cette finale riche en hémoglobine ?

R: Ouhla, on a des litres de sang dans le garage de mes parents. David nous a donné sa marque de sang préféré et on en a acheté des litres. Quant aux effets pratiques qui seront réalisés sur le plateau, ils sont très nombreux. On a des morts “spéciales”, comme une balle de tennis propulsée qui s’incruste dans le visage d’une victime, une fille en rollers dont la jambe est sectionnée et dont le sang gicle tel un tuyau d’arrosage sous pression, ce qui la fait tourner comme une toupie sans contrôle, etc., etc., on a tellement de choses en reserve ! Mais ça doit rester une surprise aussi haha. Et je promets que les surprises seront bien là à l’écran !

Q: Selon vous, quel classement de la régie du cinéma votre film recevra ?

R: Alors, évidemment je veux absolument éviter le classement X pour des raisons commerciales. Mais j’ai l’impression que Terrifier 2 n’a pas eue de classification et est quand même distribué. On va jouer intelligemment avec la censure comme beaucoup d’autres. Je ne couperai de toute façon pas les idées les plus gores et tordues hehe. Et puis, on est tout petit, une toute petite production indépendante, on est sous les radars, on aura un petit budget, on peut prendre des risques sans trop avoir peur, je pense.

Q: À propos des acteurs et actrices, quel a été votre processus de sélection ?

R: Il me faut absolument de très bons acteurs car je veux créer l’empathie. Les actrices ont d’abord été recrutées sur leur professionnalisme, des artistes qui savent être bons dans un tournage de style Guérilla, c’est-à-dire très réactifs. Mais en plus de cela, il leur faut savoir patiner parfaitement car les matchs en rollers doivent être crédibles et ultra-violents. Nous avons quelques professionnelles du patinage d’ailleurs dans l’équipe, et une conseillère spéciale. Également, beaucoup ont des compétences en cascade dans leur CV… Sans mentionner le fait qu’elles doivent avoir un niveau avancé en langue anglaise. Mais on a trouvé. Paris est une petite ville, mais il y a beaucoup d’actrices internationales.

Q: J’ai remarqué que le très talentueux David Scherer s’occupera des maquillages et des effets spéciaux. Comment avez-vous réussi à le dénicher ? Est-il dispendieux ?

R: David est un amour. Je rêve depuis toujours de bosser avec ce gars. Je l’ai simplement contacté. Puis je lui ai envoyé mon scénario. Il l’a aimé et m’a dit “banco, je le fais !” Simple. Tout est simple avec David. Il est d’une générosité à toute épreuve et ne lâche rien. Quant à ses prix, je vous laisse en discuter avec lui haha. Je ne pense pas briser un secret en disant qu’il est arrangeant avec les toutes petites productions. Je pense qu’il fonctionne vraiment au coup de cœur. C’est un artiste avant tout passionné par ce qu’il fait, et ça se voit dans ses effets. Sans oublier sa grande culture du cinéma d’horreur en général. Bref, ce gars-là est parfait et le dialogue est simple.

Q: Est-ce que Stereo Crashers se trouve à être un long métrage ou un court métrage ?
R: C’est un long métrage, évidemment. Je pense qu’on aura une durée de 1h20. Avec 30 min de gore.

Q: Quelle est la réaction que vous souhaitez que le public ait en visionnant Stereo Crashers ?
R: Des larmes et de la peur. Ce serait magique si nous arrivions à créer cette alchimie bizarre entre la tragédie, la romance et le gore grand guignol.

Q: En matière de location et d’environnement, quel type d’environnement/esthétique/photographie devrions-nous espérer?

R: Nous avons des lieux magnifiques dans le Sud de la France. Le Colorado de Roussillon en France est un endroit magique avec ses montagnes d’argile rouge. Nous verrons de combien de budget nous disposons. Un tournage à Paris et banlieue coute évidemment moins cher puisque toute l’industrie se trouve là. J’aimerais vraiment pouvoir tourner dans le Sud, mais on saura s’adapter de toute façon en fonction de l’argent dont on dispose. Si on atteint 50,000€, on pourra tourner dans le Sud.

Stereo Crashers
Q: Est-ce que Stereo Crashers sera disponible à l’international sur les grands écrans ? Sinon, sera-t-il disponible en festival ou encore en blu-ray ?

R: On le sortira à l’international, évidemment. Le film est tourné en anglais pour cela. Nous avons déjà des propositions de distribution, mais je reste persuadé que les bons deals se feront une fois qu’on pourra montrer le film et son véritable potentiel. Il s’agit d’un film très difficile à exprimer, car beaucoup sont de l’ordre de la “sensation” dans Stereo Crashers. Il est difficile d’exprimer un univers un peu trop “décalé” sans le montrer directement. Je ne sais pas si je m’exprime bien. Essayez d’expliquer ce que l’on ressent à la vue de Donnie Darko haha.

 

Q: Avez-vous pensez embaucher une équipe dédiée à la promotion du film ? Ou vous préférez que ça se déroule naturellement comme le nouveau film de Damien Leone ?

R: J’avais déjà en tête de suivre le modèle de Damien Leone. Je crois qu’il avait pensé à le distribuer lui-même après le Covid. Il est extrêmement facile de distribuer un film aujourd’hui. Les DCP sont simples à produire. On peut mettre sa copie sur des serveurs et les salles de cinéma le téléchargent directement. La production du Blu-Ray aussi reste accessible. Mais comme je disais, outre les propositions que j’ai déjà et qui seront étudiées, nous en aurons beaucoup d’autres à coup sûr une fois le film terminé avec sa bande-annonce.

 

Notre film sera vraiment de facture professionnelle. Nous le tournons avec des objectifs anamorphiques, avec un chef opérateur ultra doué. Et au niveau du son, j’ai la meilleure preneuse de son du monde haha. Le film sera mixé dans un auditorium professionnel, étalonné par le meilleur étalonneur que je connaisse. En gros, l’aspect esthétique est très important pour moi. Et pour toute l’équipe aussi je pense. Oui, je sais, on est ambitieux haha.

Q: Combien de temps vous faudra-t-il pour tourner Stereo Crashers ?

R: 4 semaines. Ce sont 5 X 4 jours en mode commando. Et je pense qu’une semaine complète de 5 jours sera consacrée à David et ses effets pratiques. Une semaine sanglante ! On a aussi beaucoup de cascades, surtout lors des matchs de roller que je veux le plus spectaculaire possible. Les cascades seront confiées à Jeremy Senelier un ami et un grand professionnel, avec cette touche de dinguerie qui fait les génies haha.

Merci beaucoup Pierre pour cette entrevue exclusive, nous avons tous très hâte de voir Stereo Crashers arriver sur nos écrans et nous faire vomir notre popcorn. Pour conclure cet article en beauté, Pierre de Suzzoni nous offre un premier look INÉDIT et EXCLUSIF de Stereo Crashers !

En donnant généreusement, vous pouvez ainsi figurer dans le film en tant qu’acteur, avoir du contenu exclusif avant le grand public, être invité lors de projections VIP ou y agir en titre de producteur exécutif. 

 

Vous pouvez dès maintenant supporter ce film en consultant les liens ci-dessous.

https://www.facebook.com/stereo.crashers

https://www.indiegogo.com/projects/stereo-crashers-total-carnage-on-the-roller-rink#/