Avengers: Infinity War – Critique du supercrossover des frères Russo

Avengers: Infinity War – Critique du supercrossover des frères Russo

26 avril 2018 0 Par Louis-Philippe Coutu-Nadeau
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Qu’est-ce que le MCU, sinon trois lettres qui en disent long sur les promesses fictionnelles d’un spectacle et sur les attentes factuelles de ses spectateurs? En effet, il y a une décennie, le Marvel Cinematic Universe redéfinissait la notion même de superproduction en proposant un univers partagé à l’image des comic books d’où provient son bestiaire superhéroïque. Il nous offre aujourd’hui un supercrossover jubilatoire, Avengers: Infinity War, lequel représente rien que moins que l’aboutissement de 18 spin-offs, origin stories et crossovers de moindre envergure. Approchez, voici pour vos yeux LA critique qu’il me tardait de rédiger.

Thanos (Josh Brolin), dit le Titan fou, n’a que faire des Avengers qui tenteront de s’immiscer entre lui et les six Pierres d’Infinité.

À l’intention des férus de l’univers marvélien qui ont un retard à rattraper ou une mémoire à rafraîchir, quoi de mieux qu’un récapitulatif sommaire des différents longs métrages qui ont mené à l’affrontement épique contre Thanos.

PHASE I

Iron Man (2008)
The Incredible Hulk (2008)
Iron Man 2 (2010)
Thor (2011)
Captain America: The First Avenger (2011)
The Avengers (2012)

PHASE II

Iron Man 3 (2013)
Thor: The Dark World (2013)
Captain America: The Winter Soldier (2014)
Guardians of the Galaxy (2014)
Avengers: Age of Ultron (2015)
Ant-Man (2015)

PHASE III

Captain America: Civil War (2016)
Doctor Strange (2016)
Guardians of the Galaxy Vol. 2 (2017)
Spider-Man: Homecoming (2017)
Thor: Ragnarok (2017)
Black Panther (2018)

Il s’agit ni plus ni moins de 2 296 minutes (38h16) de démesure sur mesure vouée à ravir tant le cœur des fans que les sommets des palmarès. La preuve est suffisante : les 18 films susmentionnés ont coûté la bagatelle de 3,26 milliards de dollars et ont rapporté 14,8 milliards de dollars au box-office mondial. Cela s’explique entre autres par le fait que cinq de ces titres ont franchi le cap des neuf zéros. Un succès phénoménal que ne répéteront pas de sitôt ni la Warner (avec son infructueux DC Universe qui tombe de Charybde en Scylla au gré de ses échecs) ni Universal (avec son monstrueux Dark Universe qui, avec The Mummy, semble avoir tiré dans la direction diamétralement opposée à sa cible), deux grenouilles qui veulent se faire aussi grosses que le bœuf…

The Avengers, Avengers: Age of Ultron et Captain America: Civil War nous ont pour ainsi dire habitué/préparé à une pluralité de superhéros entassés dans un même cadre. Cette surabondance numéraire veille à respecter au minimum le médium bédéesque qui s’évertue, depuis 80 ans, à conforter un sens de l’exagération vis-à-vis de son lectorat et de la sujétion vis-à-vis de ses personnages. Qui plus est, là où l’expression « diviser pour mieux régner » résumait les obsessions du vilain Zemo dans Captain America: Civil War, il va sans dire que l’expression « l’union fait la force » sied comme un gant aux motivations des multiples têtes d’affiche d’Avengers: Infinity War.

Iron Man (Robert Downey Jr.) en mauvaise posture dans Avengers: Infinity War.

Faisons d’abord le point sur Thanos dont l’étymologie du nom renvoie évidemment au dieu grec de la mort. Ce supervilain est apparu pour la première fois il y a 45 ans, en février 1973, dans les pages d’Iron Man #55 dessinées par Jim Starlin et écrites par Mike Friedrich. Il se veut une réaction presque immédiate à son équivalent DC : Darkseid (créé en novembre 1970 par Jack Kirby à la suite de son départ de l’écurie Marvel). Selon sa biographie fictive, il appartient à la race des Titans qui découle à son tour de la race des Éternels. Il souffre d’une malformation génétique appelée le Syndrome Déviant, ce qui justifie la pigmentation violacée de sa peau, le prognathisme de son menton hachuré et la proéminence de son gabarit. Ce Quasimodo recherche les six Pierres d’Infinité qui, une fois mises en place sur le Gant de l’Infini, forment une arme superpuissante susceptible de conférer le pouvoir absolu (omniscience, omnipotence, omniprésence) à son porteur. Thanos est épaulé par l’Ordre Noir, sa garde rapprochée, qui se compose à l’écran de quatre sbires : Corvus Glaive, Proxima Midnight, Cull Obsidian et Ebony Maw (ils sont au nombre de cinq à l’écrit, Supergiant manquant ici à l’appel). De quoi donner du fil à retordre supplémentaire aux Avengers!

« Vous savez, nous teasons l’arrivée de Thanos depuis le premier film Avengers (en 2012, NDLR). Souvenez-vous, à la toute fin, il se tourne sur sa chaise et vous réalisez que quelque chose de terrible se prépare. Nous le présentons depuis des années et le danger, quand on tease quelque chose depuis si longtemps, c’est qu’il faut tenir sa promesse. Donc dès les premières minutes d’Avengers: Infinity War, les gens comprendront pourquoi Thanos est le plus grand et le plus terrifiant méchant de l’histoire du Marvel Cinematic Universe. »

Cette citation de Kevin Feige, président de Marvel Studios et grand manitou du MCU qui manie tout à partir des coulisses, date du 19 décembre 2017. Elle fait état d’un appât publicitaire lancé en 2012 durant une scène post-générique afin que la plus grande quantité possible de poissons mordent à l’hameçon sans lâcher prise. Une technique identique avait fonctionné quatre années auparavant, dans Iron Man, au moment où Nick Fury informe Tony Stark de la formation imminente des Avengers. Peu de gens savent que c’était une inside joke adressée aux geeks, jusqu’à ce que l’engouement oblige le studio à réorganiser ses plans!

En ce qui concerne le traitement de Thanos, je redoutais le pire après celui, complètement raté, du mutant Apocalypse dans X-Men: Apocalypse. Je n’ai pas été déçu cette fois-ci, en ce sens que le récent despote génocidaire de Marvel se montre terrifiant tant à nos yeux qu’aux yeux de ceux et celles qui le contrarient. Son objectif? Éliminer la moitié des êtres vivants de l’Univers d’un simple claquement des doigts s’il parvient à orner son Gant des six Pierres. Est-ce le Darth Vador d’une nouvelle génération? Oui, sans doute, quoiqu’il soit encore trop tôt pour se prononcer. En attendant, les lecteurs et lectrices faisant preuve d’assiduité peuvent parfaire leurs connaissances de Thanos via les comics suivants :

  • The Thanos Quest (2 numéros publiés en septembre et octobre 1990)

  • The Infinity Gauntlet (6 numéros publiés de juillet à décembre 1991)

  • Thanos Rising (5 numéros publiés d’avril à août 2013)

Steve Rogers (Chris Evans) en mauvaise posture dans Avengers: Infinity War.

Faisons ensuite le point sur les six Pierres d’Infinité si convoitées par le Titan fou. Durant la décennie que le MCU a étendu les tentacules de son univers fictif, cinq Pierres ont été révélées, utilisées, puis disséminées dans le but de les mettre en sécurité. Les voici, accompagnées de leur réceptacle, couleur et emplacement respectifs :

  • Tesseract (Gemme bleue de l’Espace, entre les mains de Loki)
  • Aether, ou l’Éther (Gemme rouge de la Réalité, chez le Collectionneur sur Knowhere)

  • Necklace, ou l’Œil d’Agamotto (Gemme verte du Temps, autour du cou de Doctor Strange)

  • Orb, ou l’Orbe de Morag (Gemme violette du Pouvoir, conservée par la Nova Corps sur Xandar)

  • Scepter, ou jadis le Sceptre de Loki (Gemme jaune de l’Esprit, aujourd’hui sur le front de Vision).

Une théorie spéculative circule sur Internet à l’effet qu’il suffit de mettre le nom original des différents réceptacles dans un ordre précis afin de permettre la lecture d’un acrostiche formant les 5/6 du nom THANOS (Tesseract, Aether, Necklace, Orb et Scepter). Il ne manquerait que la lettre H qui correspondrait évidemment à la Gemme orange de l’Âme, toujours absente du MCU jusqu’à maintenant. Renverrait-elle à Heimdall, ex-gardien du Bifröst, à cause de la couleur de ses yeux et de sa faculté à voir l’entièreté des âmes des 9 royaumes? Peu probable, étant donné qu’il n’occupait plus officiellement ce poste depuis Thor: Ragnarok. Quoiqu’il en soit, la raison pour laquelle Thanos s’est imposé le mandat de récupérer les six artefacts cosmiques sans assistance autre que l’Ordre Noir, ce n’est qu’après avoir vainement délégué cette tâche à deux reprises. Petit rappel : Loki a échoué à s’emparer du Tesseract dans The Avengers (armé du Sceptre qu’il a également perdu au passage) et Ronan voulait trahir Thanos dans Guardians of the Galaxy en essayant de mettre la main sur l’Orbe. Nul n’est mieux servi que par soi-même.

Russell Bobbitt, créateur et responsable de quelques 10 000 accessoires utilisés sur les tournages Marvel, autrement dit le property master, s’exprime sur la conception du Gant infiniment sacré dont la valeur monétaire tourne autour de 60 000 dollars : « On l’a fait entièrement à la main. Je vous le dis sans rougir, c’est une œuvre d’art. À chaque fois que je le sors, il y a un silence de cathédrale sur le plateau. […] Il y a eu des mois et des mois de discussions sur l’endroit où devait aller chaque Pierre, quelle couleur utiliser : plus jaune, moins jaune, plus brillant, moins brillant. […] Évidemment, Thanos est plus massif que Josh (Brolin, NDLR). Donc j’ai fait une réplique exactement à sa taille pour qu’il puisse l’enfiler et jouer avec. Elle ne sera jamais dans le film, mais ça l’aide pour sa performance. »

Il existe bel et bien deux Gants de l’Infini dans le MCU. Le premier se trouve parmi les trésors d’Odin dans le musée d’Asgard, visible en qualité d’easter egg dans Thor en 2011. Six ans plus tard, Thor: Ragnarok a rectifié le tir au détour d’un plan où Hela le pousse de son socle en précisant qu’il s’agit d’un faux, l’original étant en possession de Thanos et montré dans une scène post-générique de Avengers: Age of Ultron en 2015. Les plus attentifs auront d’ailleurs remarqué que le vrai est destiné à un gaucher et le faux à un droitier. La continuité ainsi que la vraisemblance sont désormais indemnes.

Thor (Chris Hemsworth) en mauvaise posture dans Avengers: Infinity War.

Faisons finalement le point sur la distribution dingue qui, à elle seule, s’approprie une bonne partie du budget qui avoisinerait les 500 millions de dollars (le Wall Street Journal l’estime plutôt à 300 millions de dollars, ce qui le placerait 2e derrière Pirates of the Caribbean: On Stranger Tides). Un demi-milliard en ferait l’entreprise cinématographique la plus onéreuse de l’histoire du septième art dont les balbutiements remontent à un peu plus de 120 ans. À noter qu’il y a près de 68 personnages importants et auxiliaires, loin des 68 superhéros tels que les médias se sont empressés d’annoncer. De la diversité en veux-tu en voilà, notamment avec d’aussi gros noms au générique.

  • Robert Downey Jr. : Tony Stark / Iron Man
  • Chris Hemsworth : Thor
  • Chris Evans : Steve Rogers
  • Josh Brolin : Thanos
  • Benedict Cumberbatch : Stephen Strange / Doctor Strange
  • Zoe Saldana : Gamora
  • Chris Pratt : Peter Quill / Star-Lord
  • Elizabeth Olsen : Wanda Maximoff / Scarlet Witch
  • Paul Bettany : Vision
  • Tom Holland : Peter Parker / Spider-Man
  • Bradley Cooper : Rocket (voix)
  • Mark Ruffalo : Bruce Banner / Hulk
  • Scarlett Johansson : Natasha Romanoff / Black Widow
  • Vin Diesel : Groot (voix)
  • Sebastian Stan : Bucky Barnes / White Wolf
  • Chadwick Boseman : T’Challa / Black Panther
  • Don Cheadle : James Rhodes / War Machine
  • Anthony Mackie : Sam Wilson / Falcon
  • Danai Gurira : Okoye
  • Letitia Wright : Shuri
  • Dave Bautista : Drax
  • Tom Hiddleston : Loki
  • Idris Elba : Heimdall
  • Pom Klementieff : Mantis
  • Karen Gillan : Nebula
  • Benedict Wong : Wong
  • Winston Duke : M’Baku
  • Florence Kasumba : Ayo
  • Benicio Del Toro : The Collector
  • Jacob Batalon : Ned
  • Terry Notary : Groot (capture de mouvement) et Cull Obsidian (capture de mouvement)
  • Tom Vaughan-Lawlor : Ebony Maw (capture de mouvement)
  • Carrie Coon : Proxima Midnight (capture de mouvement)
  • Stan Lee (caméo)

Si Thor et Hulk brillaient par leur absence dans Captain America: Civil War, revenant en force/forme dans Thor troisième du nom, Ant-Man et Hawkeye ont joué une carte similaire durant toute la campagne publicitaire entourant Avengers: Infinity War, que ce soit dans les vidéos ou sur les affiches, exception faite de l’affiche IMAX dissimulant un Ant-Man miniature agrippé sur le Gant de l’Infini (info ou intox?). Scott Lang répond-t-il présent en attendant sa 2e aventure solo prévue en juillet prochain? Qu’en est-il de Hawkeye? Sa tête a-t-elle survécu à la guillotine du montage? Revient-il tout simplement sous une autre identité, à l’instar de Bucky Barnes reconverti en White Wolf comme à la fin de Black Panther? C’est à découvrir.

Feige donne son point de vue sur l’absence remarquée de Hawkeye : « Les gens le voyaient uniquement comme le gars à l’arc et aux flèches qui fait des blagues n’est-ce pas? Il y a beaucoup de personnages du même calibre au cinéma. Finalement, j’adore voir ces personnes qui changent d’état d’esprit concernant Hawkeye. Ils pensaient avant que c’était juste le gars qui avait de la chance d’être là, et maintenant ils se demandent tous, ‘où est-ce qu’il est’, et ‘qu’est-ce qui pourrait se passer’. Ils ont besoin de lui, et ils veulent en voir plus. J’adore ça et c’est génial! »

De nouveaux visages entrent par la grande porte et d’autres font un petit coucou, mais ce n’est pas ici que je vais vous spoiler lesquels. Je respecte ainsi la demande faite par les réalisateurs Anthony et Joe Russo sur Instagram, un message relégué à grande échelle via le hashtag #ThanosDemandsYourSilence.


Spider-Man (Tom Holland) en mauvaise posture dans Avengers: Infinity War.

C’est avec brio que les frères Russo ont relevé le défi que représentait ce troisième Avengers, et ce, après la concrétisation/consécration des deux derniers Captain America. Ils n’ont plus à prouver leur savoir-faire à quiconque, ni aux spectateurs qui applaudissent leur travail, ni à Feige pour qui le tandem fraternel incarne les yes-men par excellence (James Gunn les talonne de près). Ils ont une facilité à rendre leurs scènes d’anthologie parfaitement lisibles en même temps que leur intrigue principale se ramifie en de nombreuses sous-intrigues cohérentes et pertinentes. L’action d’Infinity War passe en vitesse-lumière et atteint un rythme effréné grâce aux précieuses minutes gagnées à ne pas présenter à nouveau tout le monde. Oui, les frères Russo en ont parcouru du chemin depuis la comédie You, Me and Dupree en 2006!

J’ai adoré les nouvelles armures (le Bleeding Edge d’Iron Man, l’Iron Suit de Spider-Man), les nouvelles habiletés (le Spider-Sense), la cool attitude des protagonistes et l’irrévérence bon enfant de leurs dialogues (le duo Thor et Star-Lord en tête), venant apaiser la sériosité de certaines scènes en dépit du fait qu’au final cette ironie salutaire n’est que façade. Si Quicksilver représentait l’unique victime en 18 films parmi le camp des gentils (c’était dans Avengers: Age of Ultron), il faut savoir que plus d’un superhéros y laissent leur vie dans ce 19e blockbuster estampillé Marvel. C’est d’autant plus vrai que certains acteurs sont en fin de contrat. Un passage du flambeau des membres fondateurs (Iron Man, Captain America et Thor font déjà l’objet d’une trilogie) vers les nouveaux membres et non les moindres (Spider-Man, Doctor Strange, Black Panther) était nécessaire pour se renouveler et éviter la redondance. J’ai moins aimé que la Mort ne soit pas un personnage à part entière, faisant fi d’un background story complexe que les comics ont développé autour de Thanos.

Les frères Russo au sujet la Mort : « Nous racontons l’histoire du Marvel Cinematic Universe, pas du Marvel Comics Universe. J’étais un énorme fan de comics en grandissant, j’ai toujours ma collection personnelle dans mon étagère. En tant que réalisateur et en tant que fan de comics, je ne suis pas intéressé par une adaptation littérale du matériau : je connais déjà l’histoire. Je l’ai lue. Ce qu’on veut, c’est surprendre, emprunter des éléments et le ton général mais pour compléter la mosaïque gigantesque que composent non pas les livres, mais les films, c’est pour ça que la Mort n’est pas dans le film. »

Doctor Strange (Benedict Cumberbatch) en mauvaise posture dans Avengers: Infinity War.

L’arc Infinity War sur Thanos se terminera le 3 mai 2019 avec la sortie d’un quatrième Avengers sans titre au moment d’écrire ces lignes. Les frères Russo reviendront derrière la caméra. Prendront l’affiche entre-temps Ant-Man and the Wasp (6 juillet 2018) et Captain Marvel (8 mars 2019), lesquels permettront à deux nouvelles superhéroïnes de joindre les rangs des Avengers (en réponse à Wonder Woman, la seule vraie réussite de DC?) et d’être nommées dans le titre (une première dans le MCU). Une éponymie on ne peut plus méritée. Les frères Russo songent à adapter l’ambitieux Secret War publié de mai 2015 à janvier 2016. C’est chose possible depuis le rachat de la Fox par Disney le 14 décembre 2017, entente pour laquelle le studio aux grandes oreilles a mis la main sur les X-Men, les Fantastic Four et Deadpool. La Phase IV du MCU promet beaucoup, beaucoup de rebondissements!

Avec 230 millions de visionnements, la bande-annonce publiée le 29 novembre 2017 est devenue la vidéo promotionnelle la plus regardée/partagée en 24 heures sur les réseaux sociaux (Facebook, Twitter, YouTube). Elle détrône aisément le précédent record appartenant à It avec les 197 millions de views du trailer mis en ligne le 29 mars 2017. La prévente de billets a aussi atteint des sommets inégalés (voir le tweet de la compagnie Fandango ci-dessous). C’est dire combien affirmer qu’Avengers: Infinity War est attendu relève de l’euphémisme, comme quoi Avatar, ses recettes de 2,79 milliards de dollars et sa première position au box-office mondial n’ont qu’à bien se tenir!


Bref, juste à temps pour célébrer en grand le décanniversaire du MCU, Avengers: Infinity War s’assure une place de choix dans les annales du cinéma de divertissement. Pendant 156 minutes, il agrippe chaque fan à la gorge et le secoue jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’argent dans ses poches, de liquide séminal dans sa poche (blague salace envers mes pair(e)s évidemment!) et de bave dans sa bouche. Les livres d’histoire en parleront, en bien comme en mal, car les plus cartésiens lèveront les yeux au plafond tellement tout est calculé pour rassasier à la fois le fan-service et le portefeuille des studios. Pour ma part, de l’incipit inattendu à la grande bataille paroxysmique du Wakanda, en passant par le montage parallèle des intrigues et la fin qui m’a pris de court, j’ai tout aimé. Mes attentes ont été comblées à 100% et le spectacle tient ses promesses à 100%. Désolé d’avoir longuement détaillé ce qui se résume en un mot : supercrossoverthetopesque!

Verdict : 10 sur 10