À l’intersection du récit personnel et de la mémoire collective, la série Enfant de méduse, Wolastoqey propose une œuvre télévisuelle intime, poétique et profondément humaine.
Prévue pour une diffusion sur ICI TOU.TV EXTRA lors de la saison 2025-2026, cette série promet de marquer les esprits par sa narration ancrée dans les réalités autochtones contemporaines, les enjeux LGBTQ+, et les blessures de l’enfance.
Enfant de méduse, Wolastoqey: Un projet télévisuel singulier ancré au Nouveau-Brunswick
Scénarisée par Shayne Michael, réalisée par André Roy et produite par Atlas Films, Connexions Productions et Productions l’Entrepôt, Enfant de méduse, Wolastoqey se compose de huit épisodes de dix minutes. Le tournage a débuté dans les régions de Moncton et Edmundston, deux lieux fortement imprégnés d’histoire acadienne et wolastoqey.
Le mot « Wolastoqey » fait référence au peuple autochtone Wolastoqiyik, signifiant « peuple de la belle rivière ». Cette identité culturelle traverse le récit comme un fil rouge, entre passé enfoui et redécouverte spirituelle.
Une quête personnelle empreinte d’humanité
Le personnage principal, Peter, est un jeune adulte autochtone gai, adopté en bas âge par des parents acadiens. À la suite de la réception d’une lettre posthume écrite par sa mère biologique, il entame un voyage à travers le Nouveau-Brunswick avec son compagnon, Darren, dans l’espoir de retrouver sa famille biologique et mieux comprendre ses origines.
Cette recherche de soi, initiée par une perte ancienne et ravivée par l’amour, devient peu à peu une introspection identitaire profonde. Le spectateur accompagne Peter dans cette odyssée marquée par l’émotion, la confrontation aux silences familiaux et la résilience.
Une immersion dans la culture wolastoqey
La série se distingue par son enracinement dans la culture autochtone wolastoqey. À travers le parcours de Peter, le public découvre une tradition vivante : récits oraux, spiritualité autochtone, langues en voie de revitalisation et lien au territoire.
Moncton et Edmundston ne sont pas de simples décors, mais des lieux de mémoire où s’entrelacent l’histoire coloniale, les douleurs de la séparation et la possibilité d’un retour symbolique aux racines. L’œuvre donne une place essentielle à cette culture encore trop souvent marginalisée dans les productions francophones.
Une représentation LGBTQ+ sensible et réaliste
Au cœur de l’histoire, la relation entre Peter et Darren évolue au rythme des découvertes et des tensions. Tous deux queer, ils cheminent ensemble vers l’acceptation de soi et de l’autre. Là où certains récits forcent la dramatisation, Enfant de méduse, Wolastoqey choisit la justesse : exploration de la vulnérabilité, du coming out, des différences de rythme dans l’acceptation de son identité.
Cette série s’inscrit ainsi dans une dynamique plus large de visibilité LGBTQ+ dans la télévision canadienne francophone, rejoignant des productions comme « Fugueuse », « La nuit où Laurier Gaudreault s’est réveillé », ou « Pour toi Flora », tout en apportant une perspective autochtone unique.
Une distribution diversifiée et talentueuse
L’interprétation du rôle principal est confiée à Félix Perkins, entouré de Shayne Michael dans le rôle de Darren. Le casting compte également plusieurs visages issus des communautés autochtones ou engagés dans des projets sociaux-culturels locaux :
Ann Paul
Justin Gauvin
Karène Chiasson
Mali St-Onge
Jean-Sébastien Levesque
Shawn Francis
Jessica Gagnon
Ce choix de casting reflète la volonté d’authenticité et d’ancrage territorial du projet.
Une réflexion sur les blessures de l’enfance et l’appartenance
Au-delà d’un simple récit généalogique, la série aborde des thèmes puissants : l’adoption, les origines méconnues, les secrets familiaux, les blessures non cicatrisées. Peter devra affronter des vérités parfois difficiles et accepter que son histoire n’est pas uniquement tragique, mais aussi porteuse de résilience.
Ses parents adoptifs, loin d’être mis à l’écart, soutiennent sa démarche. La série célèbre ainsi toutes les formes de familles : biologiques, choisies, culturelles.
Une réalisation engagée au service d’un récit nécessaire
Le réalisateur André Roy s’appuie sur une narration intimiste, des paysages immersifs et une bande sonore évocatrice pour offrir un ton poétique et brut. Quant à Shayne Michael, poète et scénariste wolastoqey, il insuffle une authenticité rare dans l’écriture, nourrie de sa propre expérience et de son engagement pour la représentation autochtone.
Les sociétés de production impliquées – Atlas Films, Connexions Productions et Productions l’Entrepôt – sont reconnues pour leurs créations audacieuses et humaines, souvent tournées en région, et participant activement au développement culturel du Nouveau-Brunswick et de l’Acadie.
Une œuvre incontournable pour 2025-2026
Enfant de méduse, Wolastoqey n’est pas seulement une série. C’est un appel à la mémoire, une invitation au dialogue interculturel et intergénérationnel. Elle s’adresse à toute personne en quête de sens, d’acceptation et de compréhension de soi.
Cette série trouve sa place dans une vague plus large de fictions qui mettent en lumière la richesse et la complexité des récits autochtones au Canada, aux côtés de titres comme « Pour toi Flora » (ICI TOU.TV), « Little Bird » (Crave/APTN) ou encore « Bones of Crows ».
? FAQ — Foire aux questions
1. Quand sortira la série Enfant de méduse, Wolastoqey ?
La série sera diffusée au cours de la saison 2025-2026 sur ICI TOU.TV EXTRA.
2. Qui interprète les personnages principaux ?
Félix Perkins joue le rôle de Peter et Shayne Michael celui de Darren.
3. Que signifie le mot « Wolastoqey » ?
Le terme « Wolastoqey » désigne un peuple autochtone vivant dans l’Est du Canada, signifiant « peuple de la belle rivière ».
4. La série est-elle inspirée de faits réels ?
Non, c’est une fiction originale, mais son scénario s’appuie sur des réalités vécues par plusieurs membres des Premières Nations et des personnes adoptées.
5. Où la série a-t-elle été tournée ?
Le tournage a eu lieu dans les régions de Moncton et Edmundston, au Nouveau-Brunswick.
6. La série s’adresse-t-elle à tous les publics ?
Elle aborde des thèmes matures comme l’identité, le deuil et la sexualité, et s’adresse donc principalement à un public adolescent et adulte.
7. Quel est le format de la série ?
La série est composée de 8 épisodes de 10 minutes chacun.














